Oumar Youm propose la dissolution de l’Assemblée face à la crise institutionnelle

Lors de l’émission « Grand Jury », ce dimanche 30 août 2026, Oumar Youm a livré une analyse préoccupée des tensions entre l’Exécutif et l’Assemblée nationale.

L’ancien ministre sous Macky Sall estime que le rapport de force politique doit être clarifié. Il affirme qu’une dissolution de l’Assemblée nationale pourrait répondre à cette situation. « À la place du président, je n’hésiterais pas à dissoudre », a-t-il déclaré.

Le maire de Thiadiaye juge difficile le maintien de la configuration actuelle pendant plusieurs années. Comme le rapporte Xibaaru, il estime que l’Assemblée ne pourrait pas fonctionner encore trois ans dans un climat marqué par des affrontements répétés avec l’Exécutif. Le 29 juin, les débats sur la révision constitutionnelle avaient déjà viré à l’affrontement : après le rejet de sa question préalable, le député Abdou Mbow avait tenté de reprendre la parole avant d’être évacué par le GIGN. « C’est l’architecture même de notre régime politique qui est en débat », avait-il déclaré.

Cette séquence avait illustré la dégradation du climat parlementaire. Thierno Alassane Sall, qui avait défendu Abdou Mbow en invoquant le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, avait alors qualifié Ousmane Sonko de « président puschiste ». Mamadou Diop Decroix estime pour sa part que l’institution a perdu une partie de son crédit et se trouve en retrait par rapport aux législatures précédentes, évoquant même un « harcèlement institutionnel » visant le président Bassirou Diomaye Faye.

Pour Oumar Youm, le différend autour de la déclaration de politique générale du Premier ministre ne se limite donc pas à une question de calendrier. Il y voit une crise institutionnelle plus large, susceptible d’affecter la démocratie, l’économie et la crédibilité internationale du Sénégal.

L’ancien ministre reproche également au président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, de vouloir faire du Parlement un lieu d’impulsion politique et de décision gouvernementale. Il décrit les évolutions récentes de l’institution comme un « parlementarisme débridé » et un « parlementarisme de combat ».

« Cette crise est profonde, sérieuse et ça a des impacts sur l’image du Sénégal, sur sa démocratie, sur sa crédibilité, sur sa parole », a conclu Oumar Youm.

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2 commentaires

  1. Je jure qu’à la place de diomaye,tu n’oserais jamais dissoudre l’Assemblée. En cas de dissolution, pastef reviendra avec plus de 140 députés.

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