« Où est passée l’avance de démarrage ? » : les avocats de Saïdou Kane contre-attaquent et dénoncent un transfert de responsabilité

Les avocats de Saïdou Kane montent au front. Face à une pression médiatique qu’ils jugent « calomnieuse », ils ont livré une déclaration offensive pour rétablir, selon eux, la vérité dans les dossiers AEE Power, INTERMAQ et PASSANT, au cœur de vives controverses.

Au centre de leur argumentaire : un homme d’affaires sénégalais installé en Espagne, présenté comme l’initiateur de projets structurants, notamment dans l’électrification rurale. À travers AEE Power Sénégal, Saïdou Kane aurait piloté un programme visant jusqu’à 1600 localités, en assurant conception, montage financier et coordination avec les autorités. Son rôle dans la mobilisation d’un financement auprès de Banco Santander est, selon ses conseils, formellement établi.

Mais c’est précisément sur ce projet que le différend majeur éclate. Les avocats dénoncent une rupture « brutale » du partenaire espagnol AEE Power EPC après le décaissement d’une avance de plus de 36 milliards de FCFA validée par l’ASER. Selon eux, cette société aurait refusé de reverser la part contractuelle due à la structure sénégalaise, avant d’engager une résiliation unilatérale suivie d’une campagne de dénigrement. Une stratégie visant, affirment-ils, à évincer leur client et capter les bénéfices du financement.

Sur le dossier INTERMAQ, la défense rejette catégoriquement toute accusation de détournement ou de surfacturation. Elle insiste sur un point clé : le marché public de plus de 85 milliards FCFA a été signé exclusivement par la société espagnole INTERMAQ 2012 SL. La structure sénégalaise, bien que détenue majoritairement par Saïdou Kane, n’interviendrait qu’en tant que prestataire local, sans lien direct avec les flux financiers de l’État.

Même ligne de défense dans l’affaire PASSANT. Les avocats soulignent l’absence de rôle opérationnel de leur client, simple actionnaire minoritaire à hauteur de 20 %, sans pouvoir de gestion. Ils pointent plutôt la responsabilité de la société étrangère LITEYCA SL, évoquant un taux d’exécution insuffisant et rappelant l’apport personnel de plus de 237 millions FCFA de Saïdou Kane pour soutenir l’activité.

En filigrane, les conseils dénoncent un « schéma récurrent » : celui d’un transfert de responsabilité vers l’acteur local, au détriment des partenaires étrangers pourtant titulaires des marchés. Et posent une question centrale, lourde d’enjeux : que sont devenus les fonds d’avance dans le premier projet ?

En attendant d’éventuelles suites judiciaires, Saïdou Kane dit s’en remettre à l’État de droit et aux juridictions compétentes pour trancher un dossier désormais hautement sensible.

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Un commentaire

  1. Que les avocats de ACER sortent et donner leur part de verité rekkkkk ……………………Cheikh Bara avait déjà annoncé ces sorties des mercenaires de SK

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