Dans les dossiers ASER et INTERMAQ, si les différentes parties sont montées au créneau pour donner leur version, l’opinion attend avec impatience les avocats de Saydou Kane, au cœur du dispositif, pour se faire une religion sur ce dossier.
D’après le journal Kritik, même si les conseils de l’homme d’affaires disposent d’éléments en béton, l’heure est venue de les exhiber pour tailler en pièces les arguments avancées par les parties adverses. Surtout que, de nos jours, dans les dossiers judiciaires, les parties qui sont dans la légalité devront d’abord remporter la bataille médiatique en attendant que le véritable diseur du droit ne dise le droit.
D’ailleurs, au plan médiatique, le Directeur général de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) fait preuve d’un PASTEF débordant. Jean Michel Sene, pour ne pas le nommer, a fait face à la presse pour livrer sa part de vérité, chargeant du coup la partie adverse. Avant de revenir à la charge pour révéler sa prochaine audition par la Section recherches (SR) de Colobane.
Selon la même source, la balle est dans le camp des avocats de Saydou Kane surtout qu’il se susurre que, dans ces deux dossiers, le droit est du côté de l’homme d’affaires qui attendait que le brouhaha se tasse, avant de lâcher son armée d’avocats pour contre attaquer. Reste à saisir le Bâtonnier pour pouvoir lancer la contre-offensive qui, selon les sources de Kritik, réservent bien des surprises.
« de nos jours, dans les dossiers judiciaires, les parties qui sont dans la légalité devront d’abord remporter la bataille médiatique en attendant que le véritable diseur du droit ne dise le droit ».
Monsieur Antoine Sarr, quel brio ! C’est du grand art, presque une œuvre de fiction. Mais permettez-moi ce petit rappel à la réalité : en principe, on dépose une plainte au greffe, pas à la rédaction du journal local.
On peut bien faire chanter les gros titres et orchestrer des unes de presse sur mesure ; au bout du compte, votre seul trophée sera une collection de « likes » et de partages compulsifs. Grandiose, certes, mais totalement inutile face à un tribunal qui, lui, ne juge pas au nombre de clics. À ceux qui s’époumonent devant les caméras avec une telle ferveur, allez conseiller à celui qui clame avoir le droit de son côté de garder un peu de souffle pour exposer de vraies preuves devant un juge. Et surtout, suggérer à ses avocats de troquer leurs effets de manche médiatiques contre un argumentaire qui ne prend pas l’eau dès la première audience.