ONU : Macky Sall conserve six soutiens, Sénégal et Ouganda négocient

« Nous entrons dans une épreuve d’élimination », explique un diplomate familier des couloirs de l’ONU. Dans cette course, Macky Sall conserve une place malgré un rapport de forces difficile.

Le deuxième vote indicatif, organisé le 21 août au Conseil de sécurité, n’a pas dégagé de favori incontestable. Les quinze membres de l’instance ont évalué les candidatures en indiquant s’ils les encourageaient, les décourageaient ou restaient sans opinion. La désignation exigera ensuite au moins neuf voix et l’absence de veto des États-Unis, de la Chine, de la Russie, de la France ou du Royaume-Uni.

Macky Sall dans la course à l’ONU conserve six encouragements, comme lors du premier tour. Son bulletin fait toutefois apparaître sept oppositions et deux positions sans opinion. Cette stabilité contraste avec le recul de plusieurs prétendants.

Rebeca Grynspan, qui avait obtenu dix soutiens au premier tour, n’en compte plus que sept, tandis que ses bulletins hostiles passent à quatre. Rafael Grossi garde également sept encouragements, mais ses oppositions progressent de deux à six. Michelle Bachelet, de son côté, chute de six soutiens à deux.

Le rapport de forces régional prend davantage de poids. La Guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett atteint huit encouragements, trois oppositions et quatre sans opinion, à une voix du seuil requis. L’Ougandais Olara Otunnu progresse, lui, de deux à cinq soutiens.

Sénégal et Ouganda cherchent un front africain

Des discussions discrètes ont commencé entre les parties sénégalaise et ougandaise afin de tenter de faire émerger une candidature africaine commune. Les tractations s’annoncent serrées, car la candidature d’Olara Otunnu avait été soutenue par une alliance réunissant l’Algérie, l’Afrique du Sud, le Rwanda et l’Ouganda, tandis que le Burundi avait officiellement parrainé celle de Macky Sall.

La position de l’ancien président sénégalais reste fragilisée par ses sept oppositions, par la rotation géographique informelle favorable à l’Amérique latine et aux Caraïbes, ainsi que par l’idée de porter une femme au secrétariat général. Le diplomate cité estime toutefois que l’enjeu immédiat est de déterminer si l’une de ces oppositions vient d’un membre permanent du Conseil de sécurité.

À Dakar, la perspective d’un retour dans le jeu politique national est également évoquée. En février 2026, le parti Pastef avait fait barrage à une possible candidature de l’ancien chef de l’État, qui n’était alors pas encore officialisée.

EnQuête+ rapporte que Macky Sall reste à six encouragements, sept découragements et deux sans-opinion après le scrutin du 21 août.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l'exprimer dans un langage respectueux.

";

Laisser un commentaire