Les sorties répétées de certains ministres à l’encontre d’Ousmane Sonko, ces derniers temps, m’inspirent moins une réaction à leurs propos qu’une réflexion sur une certaine manière de faire de la politique et de concevoir la parole publique.
Ce qui m’interpelle, en réalité, n’est pas la divergence politique avec le Président de la coalition APTE. Elle est légitime, nécessaire même dans une démocratie. Ce qui interroge, c’est le registre dans lequel cette divergence est parfois portée, et ce qu’il révèle d’un rapport à la politique, aux alliances et à ceux qui furent hier des compagnons de combat.
On peut rompre. On peut changer de camp. On peut renier une alliance, contester une stratégie, combattre une orientation et même s’opposer avec la plus grande fermeté à ceux avec lesquels on partageait hier une même cause.
Mais changer de position ne devrait jamais conduire à changer de dignité. On peut rompre avec un homme sans piétiner l’histoire du combat que l’on a mené à ses côtés. On peut défendre une nouvelle ligne sans verser dans l’invective, encore moins dans la servilité politique.
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La brutalité avec laquelle on traite ceux que l’on quitte n’est jamais sans enseignement : elle renseigne aussi ceux que l’on rejoint sur ce à quoi ils doivent s’attendre le jour où, à leur tour, leurs chemins viendraient à se séparer.
Et puis il y a la transhumance, cette vieille maladie de notre vie politique que l’on croyait condamnée à disparaître avec le renouvellement des hommes et des pratiques. Elle semble pourtant retrouver une seconde jeunesse. Les mêmes profils, les mêmes anciens responsables, les mêmes réseaux que l’on dénonçait hier sont aujourd’hui recyclés au nom de nouvelles alliances, avec parfois une étonnante facilité à changer de discours sans jamais avoir à répondre de celui que l’on tenait hier.
Ce n’est pas le changement d’alliance qui pose problème : c’est l’absence de mémoire, de cohérence et parfois même de vergogne qui l’accompagne.
Mais au-delà de ces prises de position, une question plus large demeure : celle de la nature même de la communication de l’Etat.
À force de faire d’Ousmane Sonko la grille de lecture de presque chaque actualité, l’État finit par réduire sa parole à un commentaire permanent autour d’un homme : on explique, on justifie, on répond, on attaque. Mais pendant ce temps, on parle moins de l’action, des priorités, des transformations attendues et surtout des résultats.
Or, la communication de l’Etat ne devrait pas être une conversation permanente avec un adversaire politique. Elle doit être institutionnelle, plurielle et prospective. Elle doit parler de la Nation, de ses défis, de ses transformations, de ses politiques publiques et de ses résultats. Elle doit porter un projet et une vision, pas graviter autour d’une personne.
La politique exige du caractère, mais surtout de la hauteur. La conviction n’autorise pas l’arrogance. La rupture n’efface pas l’histoire. Le désaccord ne dispense jamais de la retenue.
La vraie stature politique ne se mesure ni au nombre de coups portés à ceux que l’on a quittés, ni au zèle déployé pour plaire à ceux que l’on vient de rejoindre. Elle se mesure à la capacité de rester digne lorsque les alliances changent.
La politique passe. Les alliances passent. Les fonctions passent. Mais la manière dont on aura fait de la politique, elle, reste.
À ceux qui font aujourd’hui le choix de l’opportunisme, du recyclage et de l’invective : changez de camp si vous le voulez, changez de discours si vous l’assumez, mais ne changez pas de dignité.
Ndiack Lakh
Président PENC, Membre de la Coalition APTE



Monsieur Lakhe. Il est très difficile de changer de camp en gardant leur dignité . Ceux qui changent de camp avaient déjà perdu leur dignité bien avant de changer de camp .
Merci tall
Article cousu d’inepties comme savent le produire les politiques sénégalais.
Quand on quitte une ligne politique,tous les coups sont possibles y compris les coups tordus si non pourquoi la séparation.
À l’amiable il n’y en a pas en politique.
Seule leçon qu’on peut partager avec vous ,après rupture ceux qui accueillent de nouveaux alliés doivent s’attendre à pareil traitement un jour ,cela est vrai .
Si non tout le reste tu aurais pu te taire car tu n’as rien dit
Non Monsieur Tall! Ces gens-là n’ont jamais eu de la moindre dignité pour la perdre.
Ndiaye Lakh tu dois te taire comme ton mentir yolom guénio car ce dernier Mr jacuzzi sweet beauty ne récolte que ce qu’il a semé et ce n’est que le début je vous jure ce mythomane ne mérite aucune compassion car c’est un traître de la 1ére catégorie
La politique est une bête Sonko un politicien qui manipule les gens mais ont peut tromper les gens mais ont ne peut pas tromper tout le temps les gens Sonko a profiter des réseaux sociaux pour manipuler les jeunes sénégalais les hommes et femmes adultes qui été avec lui commencent a comprendre la personne voilà pourquoi Ils réagissent
Ce n est que du bla bla
Vous savez très bien qu ils ont trahi
Il ne faut pas divertir les gens
Votre position est obscure
Vérité absolue Mr Lakh
Ceux qui changent de camp sont mûs par le matériel Dès lors qu’ils cherchent les strapontins ils ne peuvent plus avoir de la dignité D’ailleurs c’est la promesse d’être servi qui est à la base de leur changement
Oh! Quand l’indignité nous prend; il faut en rire ou en pleurer ?
Est ce vraiment les meles personnes ? En tout cas, je retrouve les mêmes ; certainement elles ont muté
TOUS LES TRANSHUMANS ONT PERDU LEUR DIGNITÈ.
Tout le bruit , tout le bavardage toutes ces manipulations , tout cela n’est du qu’à une chose . Diomaye , son parti politique, l’apr ou tout ce qu’il en reste savent une chose très claire et nette : ils sont tous minoritaires face à sonko et ça ils ont bcp de difficulté à l’accepter . Mais j’ai envie de leur dire que la manière de le combattre , en le diffamant, en faisant de lui votre cible unique comme s’il n’y avait que lui comme politique , j’ai donc envie dis je , que vous vous compreniez que vous ne faites que le rendre plus polpulaire , plus aimé par les population . comprenez la sociologie de votre pays , ses us et coutumes , les sénégalais n’aiment pas l’injustice , ils n’aiment pas ceux qui trahissent . Ca aussi ceux qui s’opposent à Sonko auront bcp de difficulté à l’expliquer aux sénégalais. Ils sont entrain de faire exactement comme Maky qui finalement a été le grand promoteur de Sonko. Si j’ai un conseil à donné à Diomaye faye c’est de retourner vers la où il a toujours puisé sa force . Quand un poisson quitte l’eau il étouffe et c’est ça qui entrain de lui arriver il n’est pas trop tard de sauver les meubles .
A quel parti ou coalition M. Lakh a eu à fréquenter zu cours des dernières années.