Convocations de Guy Marius Sagna et Cheikh Bara Ndiaye : Alioune Tine plaide pour la retenue et le respect des institutions

Alors que le climat politique sénégalais reste marqué par de vives tensions, Alioune Tine s’est prononcé sur les récentes convocations de Cheikh Bara Ndiaye et du député Guy Marius Sagna.

Le fondateur du Think Tank Afrikajom Center dit les « réprouver personnellement », estimant que « la régulation de l’espace public n’est pas du ressort du procureur ».

Alioune Tine rappelle que « dans le cadre d’une démocratie qui marche bien, ceux qui sont contre doivent s’exprimer ». Toutefois, il appelle les acteurs politiques et les citoyens à mesurer la portée de leurs prises de parole dans un contexte qu’il juge particulièrement sensible.

« Chaque citoyen doit bien peser les conséquences que pourraient avoir son discours sur la situation politique actuelle du Sénégal », souligne-t-il, relevant que le pays est désormais « suivi par l’opinion africaine et internationale ».

Dans cette perspective, il invite chacun à « éviter tout ce qui met de l’huile sur le feu ». S’il se dit « contre le délit d’offense au chef de l’État », Alioune Tine met également en garde contre les « attaques récurrentes et irrespectueuses, voire méprisantes » visant le président de la République.

Selon lui, le chef de l’État demeure la « clé de voûte des institutions » et son affaiblissement pourrait avoir des conséquences sur la stabilité institutionnelle du pays.

« Affaiblir l’exécutif, donner l’image d’une présidence impotente et sans aucun pouvoir n’est pas sans risque », avertit-il. Il estime par ailleurs que lorsque de tels discours émanent de parlementaires, « cela pose encore plus problème », appelant les députés à davantage de « retenue ».

Pour Alioune Tine, il ne faut pas « criminaliser le débat politique », mais les circonstances actuelles imposent « responsabilité et modération ». Il cite notamment le Premier ministre Ousmane Sonko et le directeur général du Port autonome de Dakar, Waly Diouf Bodian, qui selon lui « donnent le ton », tout en les invitant à aller plus loin en encourageant leurs camarades au « respect des institutions ».

Sur ce, Alioune Tine appelle à privilégier les mécanismes africains de règlement des différends. « Activer les mécanismes africains de régulation démocratique : la palabre, en mettant de côté les égos et en privilégiant la démocratie consensuelle et conviviale. C’est le contexte qui le commande », plaide-t-il.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Un commentaire

Laisser un commentaire