À l’occasion de la commémoration, hier samedi 26 septembre 2026, du 24e anniversaire du naufrage du Joola, Alioune Tine est revenu sur les circonstances qui avaient précédé la catastrophe maritime du 26 septembre 2002. Le défenseur des droits humains a notamment livré un témoignage sur le départ du navire du port de Ziguinchor, dont l’inclinaison avait, selon lui, suscité une profonde inquiétude.
Depuis l’hôtel Le Perroquet, Alioune Tine affirme avoir observé le Joola quitter le port. « J’ai vu le bateau le Joola quitter le port, à partir de l’hôtel le Perroquet, incliné », raconte-t-il sur son compte X visité par Senego.
Il évoque également le comportement de certains journalistes et responsables qui avaient effectué le trajet depuis Dakar. Selon son témoignage, certains d’entre eux n’auraient pas pris le risque de reprendre le bateau au retour.
« Quand j’ai vu le bateau partir, j’avais ressenti une inquiétude indicible », confie-t-il.
Le naufrage, survenu dans la nuit du 26 septembre 2002 au large de la Gambie, avait fait des milliers de victimes et reste l’une des plus grandes catastrophes maritimes de l’histoire du Sénégal.
Vingt-quatre ans après le drame, Alioune Tine estime que plusieurs enseignements doivent encore être tirés, notamment sur les erreurs, négligences et fautes qui ont pu intervenir dans la chaîne des responsabilités, mais aussi sur les capacités nationales à faire face à certaines catastrophes.
Il rappelle qu’un rapport avait été établi et que des décisions avaient été prises après le drame. Mais il estime que deux questions majeures demeurent : la justice et le sort des dépouilles des victimes.
« Ce qui est resté inachevé, c’est l’action de la justice, et l’impossibilité de récupérer l’épave et les morts », souligne-t-il.
Pour Alioune Tine, cette situation entretient la douleur des familles. « Le deuil que portent les victimes et parents des victimes va rester une plaie ouverte tant qu’ils ne pourront récupérer et enterrer leurs morts », estime-t-il.
Ainsi, au lendemain de la commémoration du 24e anniversaire du naufrage, son témoignage remet au centre du débat les questions de responsabilité, de justice et de récupération des victimes, toujours sensibles pour les familles endeuillées.




