Le Sénégal a franchi un cap historique, ce mardi 28 juillet 2026, en validant son premier Document de politique linguistique nationale (DPLN). La rencontre, présidée par le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a rassemblé experts, chercheurs, praticiens et partenaires techniques, a constaté Senenews.
Ce cadre vise à intégrer les langues nationales dans les politiques publiques, tout en maintenant le français dans un modèle plurilingue. Dès les premières années, les élèves pourront apprendre dans leur langue maternelle, considérée comme un puissant levier d’assimilation des savoirs, sans pour autant renoncer à l’ouverture internationale. Son élaboration a été participative et inclusive, associant société civile et partenaires financiers.
Cette initiative prolonge le Modèle harmonisé de l’enseignement bilingue au Sénégal (MOHEBS), présenté en juin dernier par le secrétaire général du ministère, Papa Malik Ndao. Ce programme combine langues nationales et français dès le primaire. Le Sénégal a d’ailleurs reçu une reconnaissance internationale en 2025, lorsque Mamadou Amadou Ly, directeur de l’ONG ARED, a remporté le Prix Yidan — souvent qualifié de Nobel de l’éducation — pour son travail sur l’éducation bilingue.
Les participants à l’atelier de validation ont souligné le rôle des langues locales comme piliers de cohésion sociale et d’innovation. Le DPLN s’inscrit dans la stratégie « Sénégal 2050 », qui fait de la souveraineté nationale et de la valorisation du capital humain des priorités. L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) est pleinement engagée dans la mise en œuvre, via sa Faculté des Lettres et l’Institut de linguistique appliquée.
