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Tambacounda : les acteurs de l’éducation s’approprient le modèle bilingue

Les 22 et 23 juin 2026, Tambacounda accueille un atelier d’orientation consacré au Modèle harmonisé de l’enseignement bilingue au Sénégal (Mohebs). Une vingtaine d’acteurs de l’éducation, venus des inspections de l’éducation et de la formation (IEF) de Tambacounda, Bakel, Goudiry et Koumpentoum, ainsi que de l’inspection d’académie, participent à cette rencontre.

Le point focal du Mohebs à Tambacounda, Malick Diatta, a expliqué que cette session vise à partager le contenu et les objectifs du programme avec les représentants du ministère. Elle doit renforcer les compétences des participants – points focaux, chargés de communication et responsables genre – sur les principes du modèle et les techniques de mobilisation sociale. « Cet atelier doit permettre aux participants d’avoir une meilleure compréhension de la réforme et d’être capables de mettre en place des stratégies de communication adaptées », a-t-il ajouté. Il a partagé ces propos avec le journal lesoleil.

L’introduction des langues nationales dans l’enseignement n’est pas sans défis, a reconnu M. Diatta. C’est pourquoi la campagne de communication lancée à travers cet atelier entend répondre aux interrogations des communautés. Dans la région de Tambacounda, cinq langues ont été retenues pour l’enseignement bilingue : le peulh, le wolof, le sérère, le bambara et le soninké.

Cet atelier s’inscrit dans une dynamique nationale. En mars 2026, une rencontre institutionnelle à Diamniadio avait partagé la nouvelle politique linguistique du Sénégal, visant à accélérer l’usage des langues nationales dans l’éducation et l’administration. Le même mois, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) s’est engagée aux côtés du ministère de l’Éducation à travers un partenariat sur le Mohebs, mobilisant sa faculté des lettres et l’Institut de linguistique appliquée.

Début juin, le Sénégal a ouvert son modèle bilingue aux cadres francophones lors d’un regroupement à Dakar, rassemblant six délégations africaines et une française. Aujourd’hui, c’est au tour des acteurs de terrain, à Tambacounda, de s’approprier cette réforme. Pour les autorités, l’utilisation des langues nationales constitue un levier pour améliorer la compréhension des contenus pédagogiques et les performances scolaires des élèves.

L’atelier, qui a démarré le 22 juin, doit se poursuivre jusqu’au 23 juin avec l’objectif de définir des stratégies de communication adaptées au contexte local.

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