La tournée nationale de recensement des militaires libérés, annoncée par les autorités, suscite déjà des attentes au sein de l’Association des militaires libérés pour le développement du Sénégal. « Le recensement ne doit pas être une simple opération statistique », annoncent les anciens soldats.
Dans une lettre ouverte adressée au ministre des Forces armées, l’organisation appelle les pouvoirs publics à aller au-delà d’une simple opération statistique.
Pour le président de l’association, l’enjeu est surtout celui de la réinsertion et de l’accompagnement des anciens militaires.
« Les militaires libérés veulent une réinsertion et surtout un accompagnement », insiste-t-il.
Selon lui, le recensement ne doit pas se limiter à établir le nombre de militaires libérés au cours des cinq dernières années.
« Cette opération ne devrait pas se limiter à établir tout simplement une situation statistique des militaires libérés au cours des cinq dernières années », plaide-t-il.
L’association souhaite ainsi que cette initiative permette d’identifier les difficultés rencontrées après la fin du service militaire, notamment en matière de reconversion professionnelle, d’emploi, de formation et d’accompagnement social.
« L’objectif doit être beaucoup plus ambitieux que ça, c’est-à-dire identifier les problèmes de réinsertion, de reconversion d’emploi, de formation et président d’accompagnement social », souligne le président.
Pour l’association, les données détenues par l’état-major constituent certes « une base essentielle », mais elles doivent être complétées par un véritable diagnostic de terrain.
L’objectif, estime-t-elle, est de transformer le recensement en un outil d’action publique capable de déboucher sur des mesures concrètes en faveur des militaires libérés.
« Il faut qu’on puisse agir », martèle le président de l’association, qui appelle ainsi les autorités à faire de cette tournée nationale le point de départ d’un véritable programme de réinsertion et d’accompagnement des anciens militaires.
