Le Front syndical pour la défense du travail durcit le ton. Face à la presse ce vendredi, ses responsables ont dénoncé le non-respect des engagements pris par l’État, tout en pointant la dégradation continue des conditions de vie et de travail des populations.
Par la voix de sa porte-parole du jour, Yvette Keïta de l’UNSAS, le Front syndical a dressé un tableau préoccupant de la situation sociale.
« Les délais légaux du préavis de grève sont arrivés à échéance, mais les engagements majeurs du gouvernement restent non exécutés », a-t-elle déclaré .
Les syndicats évoquent notamment la précarité grandissante, la faiblesse des salaires, les violations des droits syndicaux, les licenciements abusifs, ainsi que le non-paiement des salaires. À cela s’ajoutent, selon eux, une pression fiscale jugée excessive sur les revenus des travailleurs et une flambée persistante des prix des denrées de première nécessité.
Le Front dénonce également les conséquences de la dette intérieure impayée, qu’il accuse d’entraîner des licenciements massifs dans plusieurs secteurs.
Autre point de crispation, la crainte d’une remise en cause unilatérale du code du travail et du code de la sécurité sociale. Les syndicalistes mettent en garde le gouvernement contre toute réforme engagée sans concertation, rappelant les engagements pris par le Premier ministre lors de la rencontre du 16 avril à la Primature.
« Le silence, l’inaction et certaines manœuvres ne sauraient constituer une réponse acceptable aux préoccupations du monde du travail », a insisté Yvette Keïta.
Face à cette situation, le Front syndical annonce le lancement d’un plan d’action progressif et n’exclut pas le recours à une grève générale dans les prochains jours.
Il prévient que « la responsabilité d’une éventuelle paralysie du pays incombera entièrement au gouvernement » en cas de blocage persistant.
En dernière analyse, le Front appelle l’ensemble des travailleurs, tous secteurs confondus, à rester mobilisés, unis et déterminés pour défendre « la dignité, la justice sociale et les droits fondamentaux».
Il faut militariser l’enseignement au Sénégal et tout rentrera dans l’ordre.