Mary Teuw Niane appelle à reconquérir les valeurs face aux dérives numériques

Les voix du savoir peuvent être étouffées par le bruit, l’agressivité et les attaques qui circulent sur les réseaux sociaux. Mary Teuw Niane appelle à protéger la jeunesse contre ces dérives numériques, tout en faisant du numérique un outil de connaissance et de progrès.

Dans sa réflexion, il rappelle qu’Internet et les réseaux sociaux offrent des possibilités majeures pour apprendre, transmettre, créer et transformer. Mais cette puissance peut aussi être utilisée pour diffuser le mensonge, la calomnie, la haine ou l’humiliation.

Selon lui, des consciences fragiles peuvent être entraînées dans des « meutes numériques », où la rumeur prend la place de l’information, l’insulte celle du débat et l’insolence celle du courage. Il estime que cette dynamique finit par éloigner les voix du savoir de l’espace public.

Le professeur souligne toutefois que le Sénégal ne peut pas rester à distance du numérique, désormais présent dans l’économie, l’éducation, la santé, l’administration, la culture et les relations entre citoyens. L’enjeu consiste, écrit-il, à y entrer sans renoncer à ses repères.

Cette approche passe aussi par une éducation à l’esprit critique. Pour Mary Teuw Niane, être alphabétisé au XXIe siècle ne signifie plus seulement savoir lire et écrire : il faut également comprendre, calculer, vérifier une information, accéder au savoir et utiliser les outils numériques.

La jeunesse doit ainsi apprendre à distinguer le vrai du faux et à s’approprier le goût de l’effort. L’auteur l’encourage à acquérir des compétences, à travailler, à patienter et à relever les défis de la Nation, estimant qu’aucun avenir solide ne se construit sans savoir, discipline et effort.

Il décrit deux orientations possibles. La première repose sur la facilité, la rumeur, l’invective, le jugement sans preuve et le rejet de celui qui pense autrement. La seconde exige de lire, d’apprendre, de vérifier, d’écouter, de réfléchir, d’argumenter, de reconnaître ses erreurs et de respecter son adversaire.

Dans cette perspective, la jeunesse face aux dérives numériques doit être accompagnée vers une pensée libre plutôt que vers le suivisme. Mary Teuw Niane appelle à associer la conquête technologique à la reconquête de valeurs sénégalaises telles que le jom, le wer, le fit, le yaru, le sutura, le xam, le yewen et le dëggu, qu’il rattache à la dignité, à l’honneur, à la retenue, au respect, au savoir, à la générosité, à la vérité et à la conscience.

Il défend une jeunesse capable d’utiliser des technologies avancées sans perdre la maîtrise d’elle-même, de rester ouverte au monde sans renier ses racines et de contester sans humilier. Dans cette tribune publiée par pressafrik, il invite également à faire des téléphones, des ordinateurs et des réseaux des instruments de connaissance, d’éducation, d’innovation, d’unité et de solidarité.

Mary Teuw Niane souhaite enfin voir les jeunes devenir des créateurs, des bâtisseurs et des citoyens plutôt que de simples consommateurs de contenus.

La tribune est datée de Dakar, le dimanche 20 septembre 2026.

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11 commentaires

  1. Le pire des Judas qui se permet de prêcher la bonne parole ! Cette jeunesse à qui tu prétends administrer des leçons de morale te considère comme le modèle le plus achevé du niakk jom, du niakk ngor.

  2. De grace epargne nous de ta bassesse, pour un poste tu humilies toute ta famille pour lhistoire, tes collegues professeurs rient sous cape .C vrai que jam bou niamè gour day niak sago.

  3. Qui vous dit qu’il s’adressait à Ousmane Sonko. Qui se sent morveux, disent les français. Pour sûr, une partie du fond du texte reflétè bien le hideux visage politicien de Ousmane Sonko

  4. Un président qui trahit son serment devant les citoyens sénégalais, avec ses bouffonneries qui viennent perturber notre repos dominical.

    Monsieur le faux dévot, vous vous trompez de peuple.

    Nous, Sénégalais, vomissons la trahison et méprisons ceux qui renient leurs engagements.

    Pour les valeurs, il faudra repasser, surtout après avoir corrigé votre posture de traître envers celui qui vous a conduit jusqu’aux sommets de l’institution républicaine : la présidence de la République.

    Le peuple sénégalais n’oublie ni les sacrifices consentis, ni les engagements pris, ni les responsabilités qui en découlent.

    Sonko Rekk,
    Senegal Rekk!

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