Au Sénégal, les relations entre travailleurs et employeurs s’inscrivent dans un cadre légal qui reconnaît la liberté syndicale et la négociation collective. Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public, Mamadou Lamine Dianté, a défendu cette approche lundi 28 septembre à Dakar, lors du Symposium social du Conseil national du Patronat.
La liberté syndicale au Sénégal est, selon le ministre, un droit fondamental reconnu par les articles 8 et 25 de la Constitution. Elle permet aux travailleurs comme aux employeurs de créer des organisations et comprend aussi la négociation collective ainsi que le droit de grève, exercé dans les conditions prévues par la loi. Dakaractu rapporte que Dianté a également rappelé les engagements internationaux du pays, notamment les conventions 87 et 98 de l’Organisation internationale du Travail.
Pour le ministre, ce droit ne doit pas devenir un facteur d’affrontement : il sert à réguler les relations professionnelles. L’objectif, a-t-il expliqué, n’est pas de faire disparaître les revendications, mais de permettre aux intérêts divergents de s’exprimer dans le cadre légal et de rechercher des compromis.
Il décrit une démarche où les syndicats portent les préoccupations des travailleurs, la négociation collective permet de chercher des solutions et le dialogue social aide à construire des compromis. En cas de différend, les institutions peuvent accompagner les parties. Le gouvernement entend renforcer cette régulation en privilégiant la prévention, notamment grâce aux missions de conciliation et de médiation de l’Administration du Travail.
Le 9 mars 2026, le secrétaire général de la CNTS, Mody Guiro, avait menacé d’une grève générale si l’État ne respectait pas les engagements du pacte de stabilité sociale.




