Malgré le sommet Afrique-France, Timi Frank presse les dirigeants africains de miser sur les États-Unis

Entre un sommet Afrique-France en cours à Nairobi et un appel appuyé à se tourner vers Washington, la prise de position de Timi Frank met en scène une rupture nette: il demande aux dirigeants africains de rejeter de nouveaux accords avec la France, tout en plaidant pour une alliance stratégique renforcée avec les États-Unis.

Réagissant mardi au sommet Africa Forward: Africa-France Partnerships for Innovation and Growth Summit, organisé à Nairobi au Kenya en présence du président français Emmanuel Macron et de plusieurs dirigeants africains, dont le président Bola Ahmed Tinubu, l’activiste politique a accusé la France d’avoir exploité l’Afrique pendant des décennies sans apporter, à ses yeux, de développement significatif.

Ce que Timi Frank affirme

  • Ancien secrétaire adjoint national à la publicité de l’APC, Timi Frank soutient que les pays africains, en particulier en Afrique de l’Ouest, ont « peu à montrer » après des années d’influence française malgré leurs ressources naturelles et humaines.
  • Il estime que les évolutions politiques récentes au Burkina Faso, au Mali et au Niger ont mis en lumière ce qu’il qualifie de relation d’exploitation entre la France et plusieurs pays africains.
  • Dans sa déclaration, il affirme que « France has nothing more to offer Africa » et appelle les dirigeants africains à ne pas entrer dans de nouveaux arrangements qui pourraient, selon lui, ramener le continent vers une dépendance économique et politique.
  • Il dit aussi que les prises de pouvoir militaires dans certains pays francophones ont, d’après lui, éveillé de nombreux Africains sur des décennies d’exploitation.
  • Timi Frank défend un rapprochement plus poussé avec les États-Unis sur la sécurité, l’intégrité électorale, le commerce et l’investissement.

Dans cette même prise de parole relayée par Guardian, il avance qu’un sommet Afrique–États-Unis serait « plus bénéfique et productif » que de nouveaux cadres Afrique–France, et se dit optimiste sur la possibilité d’un partenariat jugé plus équilibré sous l’administration du président Donald Trump.

Les points de contexte donnés dans la source

  • Frank s’exprime aussi comme ambassadeur pour l’Afrique de l’Est et le Moyen-Orient du United Liberation Movement for West Papua (ULMWP).
  • À ce titre, il appelle les dirigeants africains à renégocier les termes de leur engagement avec les États-Unis pour qu’ils profitent directement aux citoyens africains.
  • Il décrit l’influence de longue date de la France dans certaines parties de l’Afrique comme une forme d’« esclavage moderne » et accuse Paris d’avoir historiquement soutenu des dirigeants protégeant ses intérêts.
  • Il cite la Côte d’Ivoire, le Togo, le Bénin et le Cameroun comme des pays qu’il considère encore sous emprise économique française.
  • Il affirme enfin que les pays qui s’éloignent de l’influence française commencent à voir des changements positifs, citant le Burkina Faso comme exemple.
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