Madagascar mise sur le graphite pour profiter de la demande mondiale

Comment le continent africain tire-t-il parti de l’envolée des prix des minéraux critiques ? Le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), relayé par RFI Afrique, montre que les cours des métaux de base ont augmenté d’un tiers entre janvier 2025 et avril 2026. Le lithium a plus que doublé, tandis que le cobalt a grimpé d’environ 130 %, en grande partie à cause des restrictions à l’exportation imposées par la République démocratique du Congo (RDC).

Après avoir suspendu les exportations de cobalt, Kinshasa a finalement instauré un système de quotas. Le Zimbabwe a lui aussi limité ses ventes de lithium, et le Mozambique a fait de même avec le graphite. Tim Gould, économiste en chef de l’AIE, a constaté une « forte augmentation du nombre de restrictions commerciales » venant de plusieurs pays, et plus seulement de la Chine. Madagascar, qui possède l’une des trois plus grandes réserves mondiales de graphite, a rouvert début 2026 ses permis miniers pour attirer les investisseurs.

Mais pour beaucoup d’États africains, l’étape suivante reste la transformation locale. En mai dernier, Sidi Ould Tah, président de la Banque africaine de développement, avait exhorté les pays du continent à ne plus exporter leurs ressources à l’état brut. La RDC a ainsi remplacé son interdiction d’exporter du cobalt par un mécanisme de quotas.

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