Ndiaga Seck a fini par faire des aveux lors de son audition, après avoir d’abord contesté les faits qui lui sont reprochés. Le responsable politique a été présenté ce matin au juge d’instruction de Louga, où un placement sous mandat de dépôt restait envisagé dans les heures suivantes.
Au cours de l’enquête, l’exploitation préliminaire de son téléphone portable, menée avec son accord, a permis de conforter les déclarations du détenu Ahmadou Lamine Dia. Les aveux ont ensuite été consignés dans le procès-verbal. Dans des informations relayées par Xalima et publiées par Seneweb, il est aussi indiqué que le mis en cause est revenu sur son parcours personnel et sur une période de sa vie qu’il dit avoir abandonnée.
Dans ses déclarations, Ndiaga Seck a expliqué que la séparation de ses parents, alors qu’il était très jeune, l’avait conduit à vivre chez sa grand-mère paternelle à Ziguinchor. Il a affirmé que cette période avait coïncidé avec l’apparition de comportements efféminés et de rapprochements avec des garçons de son âge, tout en précisant qu’il n’y avait pas de relations sexuelles à ce moment-là.
Il a également situé un tournant entre 1998 et 1999, après ses études universitaires. D’après ses aveux, une rencontre sur une plateforme de contacts, alors qu’il fréquentait un cybercafé, aurait débouché sur une relation avec un homme vivant en France, venu ensuite au Sénégal. Il a aussi évoqué une autre rencontre, avec un certain Papis Camara, toujours par la même voie, relation qu’il présente comme le début de fréquentations régulières avec plusieurs hommes.
Ces éléments donnent une nouvelle orientation au dossier, car l’enquête ne se limite plus aux seules dénégations formulées au départ. Ndiaga Seck a aussi déclaré avoir quitté cette vie depuis plusieurs années, en parlant de repentir, de tentatives de sensibilisation auprès de personnes évoluant dans ce milieu, ainsi que de plusieurs séjours à La Mecque.
Sur le plan judiciaire, l’enquête pourrait encore s’élargir. Le téléphone de Ndiaga Seck, placé sous scellés après son arrestation, doit être transmis à la Division spéciale de cybersécurité pour des investigations plus poussées. Le mis en cause aurait par ailleurs remis aux enquêteurs les identités et les contacts de plusieurs anciens partenaires présumés.
Comme Yolom Guenio boune la beugue, il faut lui demander si celui-ci n’est pas un de ses Yoss