Arrêté vendredi matin par la DIC, Ndiaga Seck est cité dans une procédure judiciaire ouverte à la suite d’une délégation judiciaire émise par un juge d’instruction du Tribunal de grande instance de Louga. Le dossier vise notamment des faits d’association de malfaiteurs, de mise en danger de la vie d’autrui, d’actes contre nature, d’incitation à la débauche, de collecte illicite de données à caractère pornographique et de transmission volontaire du VIH/SIDA.
L’élément qui a pesé contre lui tient aux déclarations d’Ahmadou Lamine Dia, présenté comme agent de la société CSE et domicilié à Mérina Ndiaye, dans la commune de Dahra. Devant les enquêteurs du commissariat urbain de Linguère, cet homme a affirmé avoir eu des rapports sexuels avec Ndiaga Seck, tandis qu’il a remis des photos ainsi que le contenu de leurs échanges pour appuyer ses propos. Son accusateur est lui-même poursuivi pour transmission volontaire du VIH.
Le dossier met aussi en lumière un autre pan de l’enquête, car Ahmadou Lamine Dia a déclaré avoir commencé ses relations sexuelles avec un métis cap-verdien nommé Rodriguez, qu’il présente comme la personne l’ayant introduit dans le réseau. Dans cette affaire, 22 personnes mises en cause ont déjà été déférées devant le parquet du Diambour.
Un contraste ressort cependant du déroulé de l’enquête : au moment du démantèlement du réseau présumé et de l’interpellation des 22 suspects, Ndiaga Seck se trouvait hors du territoire sénégalais. À son retour, le commissariat urbain de Linguère a lancé contre lui un avis de recherche, avec une opposition à la sortie du territoire national, avant qu’il ne soit finalement interpellé après plusieurs jours de traque.
Ces éléments ont été rapportés par Seneweb, qui dit en savoir davantage sur les raisons de cette arrestation et sur les pièces remises aux policiers dans ce dossier instruit à Louga.