Moustapha Ka, président de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), a tenu ce mardi 11 août un point de presse pour expliquer le cadre juridique de la publication de la liste des défaillants à la déclaration de patrimoine. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de transparence exigée par la Constitution sénégalaise, la Convention des Nations unies contre la corruption, celle de l’Union africaine et les règlements de l’UEMOA.
La loi n°2025-13 du 3 septembre 2025, qui a considérablement élargi le nombre d’assujettis, sert de base à cette démarche. Selon l’OFNAC, seule la liste publiée par ses soins fait foi et engage l’institution. Elle permet aux citoyens, aux journalistes et aux observateurs de distinguer clairement les personnes qui ont rempli leur obligation déclarative de celles qui ne l’ont pas fait.
En mai dernier, seuls 558 des 1 594 assujettis avaient déposé leur déclaration, un constat qui avait poussé l’OFNAC à annoncer début août la publication prochaine d’une liste provisoire. Aujourd’hui, la publication par l’OFNAC de la liste des défaillants est devenue effective, couvrant des institutions comme la Présidence de la République, l’Assemblée nationale, le Conseil constitutionnel et plusieurs ministères, dont ceux des Forces armées, de l’Économie et de la Justice.
Moustapha Ka a toutefois tenu à préciser qu’« être défaillant ne veut pas dire qu’il y aura une punition », selon les propos rapportés par Le Dakarois 221. L’organisme insiste sur la valeur légale unique de sa publication officielle, offrant un outil de transparence inédit pour le contrôle citoyen.
