Seules 558 déclarations de patrimoine ont été déposées sur un total de 1 594 attendues. L’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC) a profité d’un rappel, vendredi, pour mettre la pression sur les assujettis qui tardent à se conformer à la loi.
L’institution a clairement menacé de publier la liste des défaillants une fois passée la date butoir du 31 juillet 2026, ainsi que l’a rapporté Senegal7. Cette annonce marque une étape supplémentaire dans la stratégie de l’organe anti-corruption pour obtenir enfin des résultats.
Le bilan dressé il y a quelques semaines par le président de l’OFNAC, Moustapha Ka, est sans appel : sur 1 594 hauts responsables soumis à l’obligation de déclaration, seuls 558 ont accompli la démarche. « Nous avons aujourd’hui un très faible taux », avait-il déploré sur les ondes de la RTS, pointant du doigt des ministères qui refusent encore de communiquer leurs effectifs.
Huit ministères et institutions continueraient ainsi de faire obstacle au contrôle, selon les informations disponibles. Cette résistance passive explique en grande partie le retard accumulé et la décision de l’OFNAC de durcir le ton.
L’obligation de déclaration de patrimoine concerne un large éventail de personnalités : membres du gouvernement, députés, magistrats, officiers supérieurs et cadres dirigeants de l’administration. La loi exige qu’ils soumettent ou mettent à jour leur déclaration dans les conditions et délais prescrits.
La publication de ce que d’aucuns appellent déjà une « liste noire » exposerait publiquement les contrevenants. Ministres, directeurs généraux, présidents d’institutions ou parlementaires pourraient y figurer, avec les conséquences politiques et réputationnelles que cela implique.
L’ultimatum du 31 juillet 2026 laisse toutefois un répit aux assujettis pour régulariser leur situation. Passé ce délai, l’OFNAC passera à l’étape de la dénonciation publique.
