En Libye, l’accord conclu en avril 2026 autour d’un premier budget national unifié depuis 2013 n’a pas mis fin à la compétition entre les institutions rivales de l’Est et de l’Ouest. Soutenu par Washington, ce compromis cohabite avec une lutte pour les réseaux et l’influence dans l’espace sahélien.
Du Fezzan au Niger, en passant par le Tchad, les deux camps cherchent à consolider leurs positions. Les manœuvres de Saddam Haftar au Sahel placent le fils et dauphin du maréchal Khalifa Haftar au centre de la stratégie du camp de l’Est.
Face à lui, Ibrahim Dbeibah, neveu et homme de confiance du Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, représente le camp de l’Ouest dans cette rivalité. Comme l’écrit Jeune Afrique, cette confrontation se poursuit malgré les discussions sur le partage du pouvoir à Tripoli.
La succession de Khalifa Haftar nourrit par ailleurs des défections et des rivalités intrafamiliales. La division libyenne s’est aussi manifestée récemment par l’assassinat à Benghazi du général al-Mansouri, responsable du renseignement du maréchal, et par des frappes de drones contre des installations énergétiques à Zawiya.
