Plus de 1 100 milliards de francs CFA de projets publics restent suspendus au Sénégal, des routes aux hôpitaux, en passant par l’eau, l’énergie et l’assainissement. Cette situation suit le troisième rejet de la loi de finances rectificative du gouvernement par l’Assemblée nationale.
Les députés et l’exécutif doivent désormais trouver une sortie de crise budgétaire. Un compromis permettrait de reprendre les discussions sur le déficit, la dette et les investissements sociaux, tout en préservant la cohésion institutionnelle et en rassurant les partenaires financiers, dont le FMI.
En cas d’échec des discussions, le Premier ministre Al Aminou Lo pourrait engager la responsabilité de son gouvernement sur la loi de finances rectificative, selon l’article 86 de la Constitution.
Le projet serait alors considéré comme adopté sans vote si aucune motion de censure n’est déposée et adoptée dans les conditions requises. Cette procédure comporte un risque politique : l’adoption d’une motion ferait tomber le gouvernement. La Deutsche Welle, sur dw.com, présente également la dissolution de l’Assemblée nationale comme une option, sous réserve que les conditions constitutionnelles soient réunies.
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Les députés de Pastef ont contesté les prévisions de recettes et de dépenses du budget corrigé, qu’ils ont jugé insincère. Ils ont notamment mis en cause le déficit annoncé de 7,6 % du PIB et la clarté des éléments sur la soutenabilité de la dette. Le rejet fragilise aussi le prêt de 2,2 milliards de dollars attendu du FMI.
Lors du rejet du 3 novembre, la loi de finances rectificative a recueilli 109 voix contre, 20 pour et 3 abstentions.




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On s en foux il fait merde