La base officielle de l’État ne comptait que 192 bâtiments publics, alors que des opérations de terrain en ont identifié près de 2 000 à 2 200. Cette différence s’accompagnait d’un autre déséquilibre : avant 2019, les arriérés de loyers envers des bailleurs privés atteignaient environ 35 milliards de FCFA.
Une partie des biens publics, notamment à la Cité Fayçal, à Mermoz et à Fann, a fait l’objet de baux emphytéotiques contestés. Selon les éléments rapportés par Xibaaru, des parcelles et des villas auraient été cédées sans contreparties véritables pour le Trésor. Des conventions sont également mises en cause pour l’absence d’approbation par décret présidentiel ou le non-respect de leurs clauses et délais.
Ces défaillances sont examinées par la Commission d’enquête parlementaire, dont les auditions portent sur la gestion du patrimoine immobilier de l’État. Le récit de Xibaaru évoque aussi des décisions d’attribution de villas et de terrains prises directement à la Présidence sous Macky Sall, au détriment des procédures habituelles.
L’AGPBE a été transformée en Société de gestion du patrimoine bâti de l’État (SOGEPA). Cette dernière a recommandé de résilier les contrats non conformes et de mieux valoriser les ressources foncières, mais la récupération effective de biens reste freinée par des blocages administratifs et politiques.
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Lors de son audition du 8 octobre 2026, l’ancien directeur général de la SOGEPA Elimane Pouye a indiqué que près de 1 600 des quelque 2 200 bâtiments estimés se trouvaient à Dakar. Il a aussi déclaré que, depuis 2024, 520 dossiers fonciers complets avaient été constitués et sécurisés dans le périmètre de Dakar-Plateau.





