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L’écart de voix séparant Sanchez et Aliaga derrière Fujimori au Pérou

L’élection présidentielle péruvienne se retrouve plongée dans l’incertitude après le scrutin de dimanche. Alors que le décompte des voix s’éternise et que des accusations d’irrégularités visent l’autorité électorale, la bataille pour la deuxième place qualificative reste particulièrement serrée.

Selon les informations rapportées par Al Jazeera, aucune figure ne se détache encore clairement pour affronter la candidate conservatrice Keiko Fujimori, solidement installée en tête avec 17 % des suffrages. Le second tour de cette élection générale est prévu pour le 7 juin.

La lutte pour la deuxième place oppose le candidat de gauche Roberto Sanchez à l’ultraconservateur Rafael Lopez Aliaga, ancien maire de Lima. L’Office national des processus électoraux (ONPE) indique que seulement 13 000 voix séparent les deux hommes. Avec 93,3 % des bulletins dépouillés, Roberto Sanchez comptabilise 12,0 % des suffrages contre 11,9 % pour son adversaire.

Ce dépouillement ralenti accentue la pression sur Piero Corvetto, directeur de l’ONPE. La lenteur du processus, initialement liée à des difficultés de distribution du matériel justifiant la prolongation du vote, a poussé des dirigeants d’entreprises et des législateurs à réclamer sa démission avant le second tour. « Des erreurs aussi graves ont des conséquences », a déclaré Jorge Zapata, président de la chambre de commerce CONFIEP, à la radio locale RPP.

Environ 5 % des bulletins ont été mis de côté en raison d’informations manquantes ou d’erreurs. Ils nécessitent l’examen d’un jury électoral spécial avant leur intégration au décompte final. L’organisation d’observation électorale Transparencia estime que les résultats définitifs pourraient prendre jusqu’à deux semaines.

Face à cette situation, le Jury national des élections, la plus haute juridiction électorale du pays, a déposé une plainte pénale contre Piero Corvetto pour violation présumée du droit de vote. En outre, la police a ouvert une enquête après la découverte, jeudi, de matériel provenant de quatre bureaux de vote sur une voie publique à Lima. L’ONPE a toutefois assuré que les voix issues de ces bureaux avaient déjà été enregistrées dans le système.

De leur côté, les observateurs de l’Union européenne ont déclaré cette semaine n’avoir relevé aucune preuve de fraude, contredisant ainsi les accusations portées notamment par Rafael Lopez Aliaga, qui réclamait la suspension du décompte.

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