Cinq blocs offshore sont concernés par un nouveau protocole signé entre le Sénégal et Eni, alors que Dakar veut relancer l’exploration pétrolière et gazière. Les zones visées sont SN01M, SN02M, SN03M, SN07M et SN40M.
L’accord intervient dans une phase d’ouverture particulièrement large du domaine pétrolier et gazier sénégalais. Sur les 113 blocs que compte le pays, seuls quatre sont actuellement sous contrat, tandis que 109 sont proposés aux investisseurs locaux et étrangers. Cette démarche s’inscrit dans l’audit des contrats miniers, pétroliers et gaziers promis par le gouvernement en 2024.
Le protocole entre le Sénégal et Eni prévoit qu’Eni finance elle-même une première série d’études et d’analyses. Les travaux doivent approfondir les données géologiques et géophysiques disponibles, notamment à partir de relevés sismiques en 2D et en 3D ainsi que des informations issues de puits.
Cette évaluation doit permettre de préciser le potentiel en hydrocarbures des cinq périmètres, dans un contexte où l’État cherche à mieux documenter les zones ouvertes à l’investissement avant d’éventuelles suites contractuelles. Des échanges entre experts, des ateliers spécialisés et des actions de transfert de connaissances sont également prévus. Ces éléments ont été rapportés par EMedia.
Le gouvernement inscrit cette démarche dans sa stratégie de promotion du domaine pétrolier national et de valorisation des données existantes. PETROSEN doit, de son côté, contribuer à la connaissance du bassin sédimentaire, à sa promotion et au renforcement des partenariats avec les investisseurs internationaux.
Le protocole ne constitue toutefois ni un contrat pétrolier ni une attribution de titre d’exploration ou d’exploitation. Il n’accorde pas non plus de droit automatique à la signature d’un futur contrat, puisque toute suite éventuelle devra respecter les procédures et les autorisations prévues par la législation sénégalaise.
Le gouvernement a déclaré vouloir renforcer PETROSEN pour accroître sa maîtrise des données et son implication dans l’évaluation des ressources. Le protocole reconnaît PETROSEN comme partenaire technique du dispositif établi avec Eni.
