Un siècle de vie
Demain 29 mai 2026
Monsieur le Président…
Demain… cent ans.
Un siècle debout.
Un siècle à marcher dans les flammes,
à travers les trahisons,
les coups bas,
les tempêtes humaines.
Cent années
de luttes,
de doutes,
de génie,
de résilience.
Qu’on vous aime
ou qu’on vous déteste,
une vérité demeure :
Impossible
de détourner le regard
face à cette machine politique
qu’est Abdoulaye Wade.
Sans vous…
la politique sénégalaise aurait eu le goût du silence.
Fade.
Sans rythme.
Sans souffle.
Depuis 1974,
vous avez donné le tempo.
Vous avez transformé l’arène politique
en champ de bataille intellectuel.
Des hommes sont passés.
Des partis se sont écroulés.
Des ambitions ont été broyées.
Vous, vous…
comme le roseau face à la tempête…
vous avez plié,
sans jamais rompre.
2017
Ils pensaient voir un vieil homme.
Ils ont vu revenir un volcan.
Votre descente sur le terrain
a réveillé le pays.
Les cartes d’électeurs cachées
ont soudainement réapparu.
Et ce fameux soir du 30 juillet…
beaucoup ont déchanté.
Parce qu’ils vous avaient rangé
dans les archives du passé.
Erreur fatale.
Quand je parle d’adversaires…
vous étiez seul contre tous.
Vous…
et le PDS.
Dans cette jungle de partis,
de slogans copiés-collés,
un seul symbole brillait :
Le W.
Le W de Wade.
Le W qui résonne encore
dans les rues de Dakar.
Maître…
Ce titre vous colle à la peau.
Maître du jeu.
Maître du temps.
Maître du retournement.
Une marche annoncée…
et voilà le pouvoir qui tremble.
Des décisions prises dans la panique.
Des stratégies improvisées.
Des dirigeants démasqués.
Quel coup de maître.
Vous avez montré au peuple
les limites de ceux qui gouvernent
sans vision.
Et puis…
vous avez retourné l’opinion.
Toutes générations confondues.
Aïe.
Ouille.
Quand Wade frappe,
ce n’est jamais pour effleurer.
C’est pour marquer l’Histoire.
Vous avez collectionné les batailles
comme d’autres collectionnent les trophées.
Senghor vous appelait Ndiombor.
Le lièvre.
Celui qui ne surgit là où personne ne l’attend.
Et un à un…
vous les avez usés.
À l’intelligence.
À la patience.
À l’endurance.
Le rêve, en Afrique,
est souvent un luxe réservé aux puissants.
Mais vous…
vous avez offert au peuple sénégalais
le droit de rêver.
Le droit d’être fier.
Même chez nos voisins,
on disait :
“Si seulement on pouvait louer un président…
on prendrait Wade.”
Parce qu’un homme comme vous
ne traverse pas un pays.
Il traverse les générations.
Votre humour aussi nous manquait.
Ces phrases assassines
qui désarçonnaient vos adversaires
avant même le débat.
Monsieur Forage.
Madame Moulin.
Des piques devenues légendaires.
Et puis cette phrase…
“Mon âge n’a aucune importance.”
Exact.
Car votre véritable âge
se mesure à votre intelligence.
Vos adversaires n’ont qu’un argument :
le temps.
Mais les idées, elles,
n’ont pas de rides.
Sans vous,
cette campagne de 2017 votre dernière aurait été sans âme.
Vous êtes unique.
Avec vous, même la politique devient vivante.
Presque poétique.
On aurait aimé partir en vacances avec vous,
prendre un thé,
écouter vos histoires jusqu’au lever du soleil.
Parce qu’au-delà du président,
il y a l’homme.
L’homme généreux.
Celui qui pardonne
après vingt-six années d’opposition.
Celui qui tend la main
même à ses ennemis.
Le monde n’oubliera jamais
ce que vous avez fait
pour vos adversaires eux-mêmes.
Car votre grandeur
n’était pas seulement politique.
Elle était humaine.
Et ça…
c’est plus rare encore.
Monsieur le Président,
vous êtes déjà dans l’Histoire.
Mais plus encore…
vous êtes dans les mémoires.
Vous serez raconté
à nos enfants,
à nos petits-enfants,
comme ces héros africains
chantés par les grands griots mandingues.
Le temps passera.
Les régimes tomberont.
Les discours disparaîtront.
Mais certains noms
refusent de mourir.
Wade
est de ceux-là.
Que Dieu vous bénisse.
Que Dieu bénisse le Sénégal.
Que Dieu bénisse l’Afrique.
HIGHLANDER WADE FOREVER., dans nos cœurs
Comme ces immortels des Highlands D’Ecosse
Que dis-je des Highlands d’Oudoucar
Rama Diallo Secrétaire Générale du Syndicat SYPMTEX
tulaye01@gmail.com