« Le jury d’appel a-t-il ignoré les lois du jeu de la FIFA ? » Augustin Senghor s’interroge

Le débat autour des décisions arbitrales continue d’agiter le football africain. Augustin Senghor, avocat, maire de Gorée et membre du Comité exécutif de la CAF, a vivement réagi mercredi à la récente décision du jury d’appel de la CAF concernant la finale de la CAN, remportée par le Sénégal mais annulée par la CAF.

Ancien président de la FSF et arbitre au Tribunal Arbitral du Sport (TAS), Me Senghor souligne l’incompatibilité de cette décision avec les normes internationales : « Selon l’Article 5, alinéa 2 des lois du jeu de l’IFAB, les décisions de l’arbitre sur des faits en relation avec le jeu sont définitives, y compris la validation d’un but et le résultat du match. »

Pour lui, la question est claire : « Le jury d’appel maîtrise-t-il réellement les lois du jeu validées par la FIFA, qui sont supérieures à tout règlement spécifique de la CAN selon les statuts de la FIFA et de la CAF ? A-t-il fait fi de cette hiérarchie ? » s’interroge Senghor.

Selon l’ancien président de la FSF, la décision du jury d’appel pourrait créer un précédent dangereux : « Si ces pratiques se répètent, cela pourrait fragiliser l’autorité des arbitres sur le terrain et remettre en cause la crédibilité des compétitions africaines. Le TAS censurera ce dangereux précédent si besoin. »

L’intervention de Senghor relance le débat sur l’articulation entre règlements locaux et normes internationales dans le football africain, au moment où la CAF cherche à renforcer l’équité et la transparence de ses compétitions.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

2 commentaires

Laisser un commentaire