À Thiès, les carcasses de bœuf et de mouton passées par l’abattoir officiel portent le tampon vétérinaire, preuve du contrôle sanitaire exigé par la rôtisserie Khadimou Rassoul.
Mardi, Cheikh Dièye, gérant de cette rôtisserie, a défendu le passage obligatoire de toute viande de bœuf ou de mouton par la SOGAS, la Société de gestion des Abattoirs du Sénégal, ex-SERAS. « Sinon, c’est du clandestin », a-t-il déclaré.
Il s’exprimait devant des journalistes membres de l’Association des Journalistes en Santé, Population et Développement (AJSPD), dans le cadre d’une caravane de presse sur la sécurité sanitaire de l’alimentation de rue. Cette caravane, appuyée par la FAO et financée par le Luxembourg, se déroule à Dakar, Thiès et Kaolack, comme a pu le constater afriquemidi.
Pour Cheikh Dièye, vendre de la viande frauduleuse est « un manque de foi et d’éthique ». Il appelle les professionnels à dénoncer toute pratique suspecte, car « nous devons protéger la santé de nos enfants et de nos parents ».
La rôtisserie Khadimou Rassoul affiche le tampon vétérinaire aux clients avant cuisson. L’hygiène y est une priorité : ustensiles nettoyés, grilles désinfectées, port de tablier et de masques. Les visites médicales y sont régulières et les cartes sanitaires à jour.
Cette vigilance intervient après l’abattage de deux ânes à Ndiayène Mbeuleup, en avril 2026. Les animaux avaient été dépecés puis dissimulés dans une ancienne carrière, ce qui avait fait craindre un circuit de commercialisation illicite. Le ministre Mabouba Diagne avait répondu à une interpellation du député Guy Marius Sagna sur ce dossier.
La rôtisserie Khadimou Rassoul s’approvisionne régulièrement à Louga en respectant la chaîne de froid, rapporte Mercure Media.
