Depuis plusieurs mois, le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) multiplie les interventions sur les élections territoriales. En mai 2026, il exhortait déjà les partis d’opposition à constituer des listes unitaires en vue de ce scrutin, qu’il qualifie de « premier jalon de la libération du Sénégal ». Aujourd’hui, la coalition change de registre pour s’attaquer au respect du calendrier électoral, qu’elle juge menacé par l’inertie gouvernementale.
Dans un communiqué diffusé ce mercredi 5 août 2026, le FDR tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Il rappelle que l’ancien ministre de l’Intérieur chargé des élections avait assuré, en mars dernier, que le scrutin se tiendrait dans les délais légaux, conformément aux articles L.236 et L.269 du Code électoral. Le ministre avait alors précisé, selon les informations de « exclusif », que le président de la République disposait encore du temps nécessaire pour signer le décret de convocation du corps électoral.
Des délais intenables sans concertations immédiates
Mais pour le FDR, la situation a radicalement changé. Le calendrier électoral est désormais « largement compromis », estime la coalition, qui égrène les échéances à venir. Le ministre de l’Intérieur doit fixer le montant de la caution des candidats au plus tard le 20 août 2026, après consultation des acteurs politiques. Le dépôt des listes de candidatures pour les élections départementales et municipales est prévu entre le 24 et le 29 octobre 2026, et la convocation des électeurs doit intervenir au plus tard le 19 octobre.
Le FDR pointe également l’absence de révision des listes électorales, qui aurait dû être engagée depuis le 1er février 2026, conformément à l’article L.37 du Code électoral. Face à cette situation, il juge que l’organisation des élections avant le 17 janvier 2027, date butoir fixée par la loi, devient très difficile. La coalition y voit une « inertie probablement délibérée » du gouvernement et prévient : « aucune circonstance, en dehors d’une volonté politique partisane, ne justifie un report à une autre période de l’année 2027 ».
La conséquence d’un éventuel report, selon le FDR, serait une « prolongation illégale des mandats territoriaux » qui entretiendrait « l’incertitude et la confusion ». Pour éviter ce scénario, la coalition appelle partis politiques, société civile et citoyens à se mobiliser afin d’obtenir l’ouverture immédiate de concertations avec le gouvernement. Le ministre de l’Intérieur doit fixer le montant de la caution des candidats au plus tard le 20 août 2026, après consultation des acteurs politiques.

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