Ce vendredi 26 juin 2026, le gouvernement du Burkina Faso a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec la France. Un communiqué lu à la télévision nationale burkinabè a officialisé cette décision, qui prend effet immédiatement.
Une décision motivée par un « activisme incessant »
La junte dirigée par le président de la transition, Ibrahim Traoré, accuse Paris de mener un « activisme incessant contre les intérêts du Burkina Faso ». Selon le communiqué, « les conditions indispensables à la promotion de relations fondées sur le respect mutuel, la confiance réciproque, le respect du principe de non-ingérence dans les affaires intérieures et de la souveraineté nationale, ne sont plus réunies ».
Pour autant, les autorités burkinabè affirment que cette rupture « ne remet nullement en cause les liens historiques, humains, culturels et sociaux qui unissent les peuples burkinabè et français ». Elles réaffirment leur détermination à « poursuivre une politique étrangère indépendante ».
Un contexte de fortes tensions au Sahel
Cette rupture s’inscrit dans un climat de défiance accru entre la France et les pays du Sahel. Depuis les coups d’État intervenus entre 2020 et 2023, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont poussé les troupes françaises à quitter leur sol et ont formé l’Alliance des États du Sahel (AES). Ces trois pays, dirigés par des juntes, ont progressivement redessiné leurs alliances, se tournant notamment vers de nouveaux partenaires. En mai dernier, ils avaient été absents du sommet Africa Forward au Kenya, illustrant des liens déjà très distendus avec Paris.
Le communiqué du gouvernement burkinabè a été lu à la télévision nationale dans la soirée du 26 juin, a confirmé Jeune Afrique.


félicitation au gouvernement burkinabè la France n’est pas un partenaire pour les pays africains car ils sont déjà peur de notre population qui augmente