Dans une note verbale publiée par le ministère des Affaires étrangères, le gouvernement du Burkina Faso a rejeté mercredi la résolution du Parlement européen du 18 juin sur la situation de l’espace civique et des libertés fondamentales dans le pays, a rapporté Atlanticactu.
Cette résolution, adoptée sous le titre « Persistance de la répression de l’espace civique et des libertés fondamentales au Burkina Faso », a été vivement critiquée par Ouagadougou, a rapporté Leral. Les autorités burkinabè y voient des « appréciations partiales » et des « allégations infondées » qui ignorent les progrès réalisés depuis 2022, notamment dans la reconquête du territoire national et la consolidation économique.
Le gouvernement burkinabè accuse le Parlement européen de s’appuyer sur des « desseins néocoloniaux » et d’être « inspiré par des réseaux obscurs à la solde de la France ». Il dénonce une « ingérence inacceptable » contraire à la Charte des Nations unies, violant les principes d’égalité souveraine des États et de non-ingérence dans leurs affaires internes.
Les autorités ont en outre rappelé que la crise sécuritaire qui touche le Burkina et le Sahel trouve son origine dans « l’intervention militaire irréfléchie » de l’OTAN en Libye en 2011, qui a favorisé le terrorisme et la circulation des armes dans la région.
Ce rejet fait écho à une précédente contestation, en avril 2026, d’un rapport de Human Rights Watch que le gouvernement avait qualifié de « faux » et d’« infondé », accusant l’ONG d’alimenter une campagne de désinformation.
Le ministère des Affaires étrangères burkinabè souligne toutefois que le pays reste « attaché à un dialogue franc et respectueux » avec l’Union européenne, tout en affirmant que cette résolution est « nulle et de nul effet ».

