L’APR dénonce une cacophonie dans la majorité et un déficit à 7,6 % du PIB

L’Alliance pour la République (APR) a dénoncé les divisions de la majorité autour de la loi de finances rectificative (LFR) 2026 et mis en cause la cohérence de la gestion budgétaire. Le parti de Macky Sall demande au gouvernement de justifier ses choix et d’en préciser les conséquences pour les entreprises et les ménages.

La contestation intervient après le rejet du projet en commission, puis son renvoi le 27 octobre à la Commission des finances pour poursuivre les discussions. Dans sa conférence de presse du mercredi 28 octobre, rapportée par Seneplus, l’APR a vu dans cette séquence le signe d’une cacophonie de la majorité. Le parti reconnaît le droit des députés à débattre, amender ou rejeter le texte, mais s’interroge sur leurs divergences alors qu’ils défendent un projet politique commun.

L’APR estime que les révisions budgétaires fragilisent les prévisions initiales. Les recettes sont revues à la baisse de 340,1 milliards de FCFA, tandis que les dépenses augmentent de 150 milliards. Le déficit passerait de 5,4 % à 7,6 % du PIB et la croissance prévue serait ramenée de 5 % à 2,7 %. Les investissements publics diminueraient, eux, de 555 milliards de FCFA.

Le parti demande des explications sur les facteurs de cette dégradation et sur les mesures envisagées pour en limiter les effets. Il redoute notamment un ralentissement des chantiers, des reports d’investissements, des tensions de trésorerie pour les entreprises et des risques pour l’emploi. Les arriérés intérieurs, évalués par le gouvernement à près de 1 956 milliards de FCFA, alimentent aussi ses inquiétudes. L’APR réclame un calendrier de paiement des créances reconnues et exigibles, avec une attention particulière aux petites et moyennes entreprises.

Les besoins de financement de l’État pour 2026, estimés à 6 774,2 milliards de FCFA, comprennent plus de 4 500 milliards consacrés à l’amortissement de la dette. L’APR demande des précisions sur les modalités de financement du budget et sur les échanges avec le Fonds monétaire international concernant la dette et les engagements budgétaires. Le parti questionne également le passage des subventions énergétiques de 250 à 790,3 milliards de FCFA dans le projet de LFR, alors que les difficultés d’approvisionnement, les coupures d’électricité et le coût des carburants restent au cœur des préoccupations qu’il exprime.

Le 27 octobre, après le renvoi du projet en commission, le député Ismaïla Diallo a prévenu que le PLFR 2026 serait de nouveau rejeté si les conditions posées par les parlementaires n’étaient pas prises en compte.

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2 commentaires

  1. Ou est la dette cachée vous de lex apr vous avez mis le pays sens dessus sens dessous des criminels comme vous n’avez pas droit à la parole les sénégalais ne vous lachent toujours pas

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