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L’Afrique face au défi de la dignité humaine, Par Souleymane SOUMARE

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«Le monde sera fini, alors que l’Afrique n’aura même pas encore commencé… », prédisait un auteur. Cette prophétie, quoique révoltante, interpelle les consciences et donne à réfléchir, surtout dans le contexte actuel des atrocités commises en Libye. On serait même tenté d’épiloguer sur une malédiction qui colle à la peau de Mère Afrique, tellement les malheurs se succèdent et rivalisent d’ignominie.

La théorie évolutionniste de Darwin, se heurte inéluctablement à certaines pratiques qui relèvent d’un autre âge: une négation absolue de la condition humaine. Le constat est plus que chaotique. Alors que le 21ème  siècle est consacré au droit de quatrième génération, les peuples africains en sont encore à une revendication des droits de première génération essentiellement: le droit à la vie – même pas à une vie descente, mais tout simplement à la vie-  le droit au respect de la dignité humaine, à la liberté.

Les images de personnes vendues comme du bétail selon une idéologie prétendument suprémaciste d’une supposée race, doivent définitivement disparaître de la mosaïque de l’humanité. La question transcende la génétique, l’origine sociale et géographique et se résume à la question humaine.

Il est évident au demeurant, qu’aucune nation, aucun pays, aucun continent ne peut compter sur un autre pour émerger. En effet, chaque continent fait face à ses propres défis, à ses propres problèmes.

Il ne faudrait nullement occulter toutefois que certains défis sont universels et ne sauraient pâtir de la tracée des frontières.

L’odyssée de la vie nous enseigne par ailleurs que la nature a ceci de cruelle: sa générosité ne se manifeste qu’après d’âpres combats. L’Afrique doit alors définitivement assumer ses obligations vis à vis de ses peuples, et particulièrement de sa jeunesse. Ses dignes fils doivent poursuivre la prise de conscience et affirmer une vision commune d’un avenir meilleur. Un avenir qui soit loin de toute forme d’atrocité.

Mais que cela soit clair, aucune barbarie ne doit laisser penser que le défi de l’Afrique est civilisationnel.

Résolument, aucun africain ne se doit de baisser les bras et de s’abandonner dans les bras de la fatalité. Celle là même que chante, désespéré, Gaël Faye pour qui « nous vivons sur le lieu de la Tragédie. L’Afrique a la forme d’un revolver. Rien à faire contre cette évidence. Tirons-nous. Dessus ou ailleurs, mais tirons-nous ! »

Il est plus que nécessaire que toute la nouvelle génération se dresse pour une Afrique meilleure qui avec le statut de berceau de l’humanité comme levier, s’intéressera au bien-être des Africains et à la dignité de l’humanité entière. Nous devons, ensemble, donner échos aux propos de Torres Bodet qui font raisonner ces mots : « un homme meurt en moi chaque fois qu’en Asie ou sur le bord d’un fleuve d’Afrique ou d’Amérique ou bien dans le jardin d’une cité d’Europe, un vivant fait tomber un vivant. »

Finir sans paraphraser le grand penseur moderne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, donnerait un goût d’inachevé. En réalité, dans nos différentes façon de vivre en communauté, être trop noir, trop arabe, trop blanc, etc., risque de nous basculer dans un vide identitaire. Soyons juste des partisans de l’humanité pour vivre dans la paix et dans l’harmonie.

soumare.salomon@yahoo.fr

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Un commentaire

  • mireille
    23 novembre 2017 11 h 48 min

    bien dit

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