Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a réitéré ce lundi 11 mai à Nairobi la position unie et fondée de l’Afrique en matière de réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Selon un communiqué publié sur le compte X de l’organisation, M. Youssouf a rappelé que l’Afrique n’est plus dans une posture de supplication, mais exige une véritable refonte de la gouvernance mondiale. « L’Afrique ne demande pas une faveur ; l’Afrique exige la correction d’une injustice historique », a-t-il affirmé.
Deux sièges permanents avec droit de veto
D’après AgenceAfrique, le patron de la Commission de l’UA s’est appuyé sur le Consensus d’Ezulwini (Eswatini) et la Déclaration de Syrte (Libye) pour réclamer « pas moins de deux sièges permanents avec tous les prérogatives, y compris le veto tant qu’il existe, et cinq sièges non permanents dans un Conseil élargi ».
M. Youssouf a salué le soutien de la France, du Kenya et de la Sierra Leone pour faire avancer le modèle africain, avant d’appeler à convertir les discours en actions concrètes. « La crédibilité et la légitimité du Conseil de sécurité dépendent de sa capacité à refléter les réalités du monde d’aujourd’hui, et non l’ordre géopolitique de 1945 », a-t-il poursuivi.
Il s’est également félicité de l’adhésion de l’UA au G20 en tant que membre permanent, y voyant la preuve que les institutions de gouvernance mondiale peuvent évoluer pour devenir plus représentatives et inclusives.