La domination de l’arachide fragilise les producteurs, selon le pédologue de Ndiaffate

Le docteur El Hadj Ousseynou Cissé, directeur de l’Institut national de pédologie (INP) de Ndiaffate, a soutenu mercredi que la domination de l’arachide sur les autres cultures ’’fragilise’’ davantage les producteurs qui s’adonnent essentiellement à cette culture.

’’Une agriculture qui mise uniquement sur l’arachide n’est pas viable, la monoculture pour n’importe quelle culture n’est pas viable, donc il faut toujours faire alterner les cultures selon les saisons et les sols’’, a expliqué M. Cissé, dans un entretien avec l’APS.

’’Chaque culture vient avec un type d’insectes, de maladies des plantes qui fait que si le producteur verse dans la monoculture, il contribue au développement en permanence de ces types de maladies et d’insectes qui évoluent avec cette culture unique et donc, à la longue à une dégradation du sol’’, a-t-il ajouté.

’’Malheureusement, a-t-il déploré, il se trouve que ce comportement des producteurs du bassin arachidier et des autres régions est dicté par les revenus financiers engrangeaient lors de la campagne de commercialisation de l’arachide’’.

Selon le directeur de l’Institut national de pédologie, ’’la réalité est que s’ils ne cultivent pas chaque année de l’arachide ils peineront à avoir des revenus financiers importants tirés de leurs activités agricoles par rapport aux autres cultures ou céréales moins valorisées sur le marché local’’.

’’Cette situation de dépendance aux retombées économiques d’une seule culture rend vulnérables les paysans qui généralement hypothèquent leurs revenus financiers en cas de mauvaise pluviomètrie ou d’attaques d’insectes contre l’arachide’’, a relevé El Hadj Ousseynou Cissé.

Ainsi pour rendre les producteurs ’’moins vulnérables’’, le directeur de l’INP de Ndiaffate, appelle à ’’développer d’autres cultures comme le sésame, à faire de la diversification plutôt que de céder aux tentations financières de l’arachide’’.’’Les producteurs ont donc intérêt à diversifier la production, à revoir leurs pratiques culturales, à cultiver les cultures vivrières pour leur consommation, c’est une forme d’adaptation’’, a-t-il lancé.

L’INP de Ndiaffate intervient dans la diffusion de bonnes pratiques utiles à la préservation des sols des régions de Kaolack, de Fatick et Kaffrine et dans la formation des producteurs.

Aps
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