Le sport doit rassembler les jeunes, mais les violences dans les mouvements sportifs préoccupent la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH). À Dakar, sa présidente, Amsatou Sow Sidibé, a appelé à renforcer leur éducation aux droits humains et à la citoyenneté.
À l’ouverture d’un séminaire avec l’ONCAV et la plateforme IMPACT, elle a rappelé qu’aucune passion sportive ne justifie la mort, les blessures ou les dégradations de biens. L’APS rapporte que la rencontre vise à établir une feuille de route pour appliquer la convention tripartite signée le 21 septembre 2026.
Le séminaire, organisé avec le soutien du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, porte sur la jeunesse, le sport, les droits humains et la citoyenneté. La CNDH présente le sport comme un moyen de favoriser l’inclusion et la cohésion sociale, notamment à l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026.
Le représentant régional du HCDH, Robert Kotchani, a plaidé pour des dispositifs de signalement et un meilleur accompagnement des victimes de violences et de discriminations dans les espaces sportifs, y compris celles fondées sur le genre. Le vice-président de l’ONCAV, Pape Momar Lo, a souligné le rôle des Navétanes dans l’encadrement des jeunes et la promotion de la citoyenneté.
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En octobre 2026, le préfet de Diourbel avait suspendu les activités des Navétanes dans la commune après des incidents liés à des matchs. Cette mesure administrative, distincte de la démarche de sensibilisation discutée à Dakar, avait été motivée par le maintien de l’ordre public.
L’initiateur d’IMPACT, Mamadou Sy Tounkara, a indiqué que le réseau regroupe plus de 8 900 associations et 300 000 licenciés. La CNDH est accréditée pour les JOJ Dakar 2026, et douze de ses agents ont été sélectionnés comme volontaires au mécanisme de gestion des plaintes du comité d’organisation.




