Kolda : délestages, coupures d’eau et viande à 4 000 FCFA le kilo

« Avec un revenu modeste, comment peut-on subvenir à ses besoins aujourd’hui à ce rythme ? », s’interroge Mariama, une ménagère rencontrée au marché dit américain de Kolda. Dans la ville, le retour des délestages pendant l’hivernage s’ajoute aux coupures d’eau et à l’augmentation du prix de la viande.

Le kilogramme de viande est désormais vendu à 4 000 FCFA, selon dakaractu, contre 3 500 FCFA auparavant. Cette hausse pèse sur les consommateurs, alors que les habitants doivent également composer avec des interruptions dans l’approvisionnement en eau et en électricité. La tension dépasse d’ailleurs le Fouladou : à Matam et à Rufisque, le kilo de bœuf atteint 5 500 FCFA, contre 3 500 FCFA il y a un an. À Matam, cette flambée intervient en pleine période de soudure, alors que plus de 60 000 personnes sont déjà en situation d’insécurité alimentaire.

Le retour des délestages à Kolda inquiète notamment Adama D., vendeuse de poissons congelés. Elle explique que son activité dépend du courant pour préserver une marchandise acheminée de Kafountine ou de Cap Skiring avec de la glace. La commerçante redoute ainsi des pertes, puisque le poisson lui coûte cher.

La hausse du prix de la viande est attribuée par Mamadou, boucher, à la cherté des bœufs liée à la crise malienne. Il évoque aussi le choix de certains éleveurs de vendre leurs animaux à Diaobé, où les prix proposés seraient meilleurs. À mesure que le coût de l’approvisionnement augmente, la viande risque de devenir inaccessible à une partie croissante des ménages.

Les coupures d’électricité touchent aussi les activités de service. Abdoulaye, réparateur de radios et de télévisions, affirme qu’il lui arrive de rester sans courant toute la matinée, ce qui l’empêche de travailler normalement et affecte ses revenus. Il demande une intervention des autorités pour mettre fin à ces délestages.

Au Fouladou, Kélountang estime que la cherté pourrait conduire certains habitants à renoncer à la viande. Face au manque d’eau, plusieurs familles ont entrepris de creuser des forages. Des tuyaux ont également été enfouis pour relier les nouveaux châteaux d’eau de Hafia et de la zone du lycée.

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