En cette période combinée de Ramadan et de Carême, le marché Ndoumbé Diop de Diourbel présente un visage contrasté. Si les étals sont massivement approvisionnés en denrées de première nécessité, l’accessibilité financière de certains produits préoccupe les consommateurs, confrontés à des dynamiques de prix complexes.
Selon les éléments rapportés par Sud Quotidien, les produits de forte consommation tels que la viande, le sucre, les dattes et la pomme de terre sont disponibles en abondance. Cependant, les ménages font face à une hausse marquée sur d’autres denrées spécifiques. Le kilogramme d’oignon local s’échange actuellement entre 450 et 500 FCFA, tandis que la variété importée voit son prix osciller entre 600 et 700 FCFA. Une consommatrice interrogée sur place indique que le kilogramme, autrefois cédé à 500 FCFA, a atteint la barre des 700 FCFA, bien que d’autres clients fassent état d’une légère accalmie sur le reste du panier.
Cette situation tarifaire s’explique par des facteurs structurels précis. Le commerçant Rawane Mbaye souligne que la tension sur l’oignon découle principalement de l’arrêt précoce des importations, intervenu à un moment où la production locale n’a pas encore atteint sa pleine maturité pour prendre le relais et satisfaire la demande.
Parallèlement, le secteur avicole traverse une zone de ralentissement au sein du même marché. Les vendeurs de poulets de chair font face à une baisse de leur activité, directement liée au coût élevé des intrants. Maguette Faye, actrice de la filière, détaille les charges qui pèsent sur la production : le carton de poussins s’acquiert à 35 000 FCFA, auquel s’ajoute le sac d’aliment vendu à 19 000 FCFA. Sachant qu’un cycle d’élevage nécessite en moyenne quatre sacs d’aliment, ces coûts de production se répercutent inévitablement sur l’offre finale proposée aux acheteurs.