Khar Yalla : une boulangerie dépense 30 000 FCFA de gazole pour alimenter un groupe électrogène

Une coupure d’électricité survenue dans la nuit de dimanche à lundi a perturbé les foyers et les petites activités de Khar Yalla, à Grand-Yoff. La chaleur a aggravé les difficultés des habitants privés de ventilateurs et de sommeil.

Dans les rues du quartier, les commerces ont repris leur activité au matin. Mais la panne a laissé des conséquences concrètes dans les ateliers et les maisons. Les coupures d’électricité à Khar Yalla ont notamment obligé une boulangerie à recourir à une solution de secours coûteuse.

À la boulangerie Blé d’Or, Ibrahima Guindo explique que l’établissement a acheté du gazole pour faire fonctionner un groupe électrogène durant la nuit. La dépense s’est élevée à 30 000 francs CFA. Malgré cela, la puissance disponible ne permettait pas d’utiliser les deux fours en même temps, ce qui a réduit la capacité de production.

« La coupure d’hier n’a pas été bienvenue pour nous, d’autant plus que nous travaillons en grande partie avec l’électricité », a déclaré le gérant. Il demande également un soutien de l’État face aux charges supplémentaires.

Dans les foyers, la chaleur a aussi compliqué la nuit. Abdourahmane Diallo raconte que sa famille a dû rester sur la terrasse jusqu’à 2 heures du matin avant de regagner une chambre devenue difficile à supporter. Il rappelle que le courant sert désormais à faire fonctionner un ventilateur, à recharger les téléphones et à conserver l’eau fraîche.

Cette accumulation de désagréments touche aussi les activités quotidiennes. À Dieuppeul, Demba Diop, livreur, reste parfois dehors jusqu’au rétablissement de l’électricité avant de partir travailler, avec la fatigue accumulée. À Yarakh, l’absence d’eau empêche Adja Sy de laver du linge et donc de travailler. Les coupures ne perturbent ainsi pas seulement le confort des foyers : elles retardent les livraisons, interrompent les prestations et réduisent les revenus.

Le tailleur Alpha Gueye, qui exerce depuis vingt ans, dit subir les interruptions dans son atelier. Il redoute surtout les retards dans les commandes à l’approche des événements, même si son activité n’était pas encore dans une période particulièrement chargée.

Un pressing du quartier a également été touché. Son responsable, Alpha Ba, affirme ne pas avoir pu livrer à temps certains vêtements destinés à des clients qui devaient reprendre le travail lundi. Il déplore aussi le coût élevé de l’électricité.

À la cité Aliou Sow, la répétition du phénomène alimente également l’exaspération. Plusieurs habitants y sont restés privés d’électricité depuis 6 heures du matin, alors que la chaleur rend l’attente plus pénible. Le WAPP explique ces difficultés par une forte demande d’électricité et des contraintes de production, un contexte qui pèse directement sur la continuité du service et sur les activités qui en dépendent.

Dans un communiqué, la SENELEC a expliqué que des travaux d’entretien, de renforcement et d’amélioration de la qualité du service provoquaient des perturbations du 7 au 13 septembre dans plusieurs secteurs de Dakar, de Diamniadio et de Rufisque, ainsi que dans d’autres localités du pays. L’entreprise a aussi évoqué une contrainte technique ponctuelle ayant réduit les capacités de production disponibles pendant les heures de forte consommation, selon l’APS.

La centrale WAE-West African Energy disposait alors d’environ 240 mégawatts de puissance disponible.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l'exprimer dans un langage respectueux.

";

Un commentaire

  1. Il faut aller ouvrir une boulangerie en Gambie ou ailleurs. Au Sénégal, si votre activité consomme beaucoup d’énergie, vous ne pouvez pas tenir longtemps. L’énergie coûte excessivement chère, les coupures sont fréquentes et elles détruisent certains matériels… Pendant ce temps, SAA KIIRAY mi ngui dokhantou di mayé ay billets 500 millions.

Laisser un commentaire