Seul appareil d’imagerie lourde de la région, le scanner 16 barrettes du Centre hospitalier régional Amath Dansokho est amorti et tombe régulièrement en panne. À chaque arrêt, des patients risquent d’être évacués vers Tambacounda, à plusieurs centaines de kilomètres. La direction de l’hôpital cherche désormais des appuis, notamment du côté des sociétés minières.
À Kédougou, l’accès à l’imagerie médicale reste un défi quotidien. Les pannes à répétition du scanner obligent l’hôpital à faire appel à des techniciens qui viennent le plus souvent de l’extérieur de la région. Lorsqu’une pièce de rechange est nécessaire, elle doit être acheminée depuis Dakar, voire de l’étranger, avec un délai d’au moins dix jours. Pendant ce temps, les malades qui ont besoin d’un examen doivent être référés vers d’autres structures, notamment à Tambacounda. Ces déplacements pèsent lourdement sur les patients et leurs familles, dans une région où les distances compliquent déjà l’accès aux soins spécialisés.
Au-delà de la panne d’un équipement, c’est la continuité du diagnostic et la capacité de l’hôpital à répondre aux besoins des populations qui sont en jeu. Le Conseil d’administration est ainsi appelé à multiplier les démarches auprès des partenaires de l’établissement et des sociétés minières implantées dans la région, afin de mobiliser les fonds nécessaires à l’achat d’un scanner neuf. Un tel appui du secteur minier, très présent dans l’économie locale, renforcerait le plateau technique de l’hôpital, limiterait les interruptions de service et améliorerait la prise en charge des patients.




