À l’hôpital régional Ahmadou Sakhir Ndiéguène de Thiès, le personnel et les patients font face à une pénurie d’équipements qui perturbe les soins. Les scanners sont hors service, le laboratoire de gynécologie est défaillant et le service des urgences (SAU) fonctionne en mode dégradé.
Ce vendredi, le syndicat autonome des travailleurs de la santé (Sat-Santé) a organisé une assemblée générale, suivie d’un point de presse. Son secrétaire général, Irahima Mbaye, a listé les griefs : retards de salaire récurrents, accueil des malades déplorable et impossibilité d’assurer un service de qualité. « Depuis plusieurs mois, nous assistons à une dégradation inquiétante des conditions de travail », a-t-il affirmé. La situation affecte autant les patients que le bien-être des agents, a-t-il insisté.
Ces dénonciations interviennent alors qu’en février dernier, la direction de l’hôpital rejetait les rumeurs d’agonie. Elle mettait en avant un programme d’investissement de plus de 12 milliards de francs CFA, destiné à moderniser les infrastructures et à étoffer les capacités médicales.
Pour les agents du Sat-Santé, la réalité contredit ces annonces. Le syndicat a particulièrement insisté sur la situation critique du service des urgences, le manque de moyens pour l’accueil et le traitement des malades, ainsi que la faiblesse du laboratoire.
Ces informations ont été communiquées par Irahima Mbaye, secrétaire général du Sat-Santé à l’hôpital régional de Thiès, à l’issue de l’assemblée générale, rapporte Le Dakarois 221.
