Plus de 250 moutons ont péri dans la région de Kaffrine après avoir consommé un nouvel aliment pour bétail, un événement qui plonge les éleveurs locaux dans la consternation. Selon Pressafrik, les symptômes – ballonnements, difficultés respiratoires et faiblesse générale – sont apparus quelques heures après l’ingestion, avant que la situation ne dégénère rapidement, entraînant la mort des animaux.
Les pertes, estimées à plusieurs millions de FCFA, représentent un coup dur pour ces familles qui voient s’envoler des années d’investissement. Les éleveurs suspectent une contamination de l’aliment et réclament une enquête urgente ainsi qu’une indemnisation.
Cette affaire rappelle un précédent inquiétant survenu à Edioungou, dans la région d’Oussouye, où 33 vautours, un aigle, un chat de forêt, trois chiens et une chèvre avaient été retrouvés morts, empoisonnés par une carcasse contaminée. L’intoxication massive d’animaux domestiques et sauvages avait alors mis en lumière les risques liés à la circulation de substances toxiques dans la chaîne alimentaire animale. Aujourd’hui, les éleveurs de Kaffrine redoutent un scénario similaire et exigent des analyses approfondies pour déterminer si l’aliment incriminé contient des toxines.
Face à cette situation, les producteurs demandent la descente des services de l’élevage pour effectuer des prélèvements et identifier les causes exactes du drame. Ils appellent aussi à un renforcement des contrôles de qualité sur les aliments pour bétail. Plusieurs éleveurs craignent une propagation à d’autres cheptels, ce qui aggraverait les pertes économiques et fragiliserait davantage leurs moyens de subsistance.


