Journée de la femme africaine 2026 : un panel sur la dépigmentation suscite des échanges vifs

Le Musée Théodore Monod d’Art africain de l’IFAN, à Dakar, a refermé ses portes ce samedi 9 août 2026, après trois jours dédiés à la Journée internationale de la femme africaine (JIFA). Organisé par le réseau Forces pour l’Autonomisation des Femmes Africaines (FAFA) en collaboration avec le Ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, l’événement s’est tenu sous le thème « Leadership féminin et cohésion sous-régionale ».

Le « Village des Fées », installé dans l’enceinte du musée, a attiré un large public dakarois. Réparti en cinq quartiers thématiques — les Comptoirs, l’Élan, le Jardin, le Cocon et l’espace « Penc Mi » —, ce dispositif a mêlé expositions-ventes, orientation des initiatives, bien-être et transmission intergénérationnelle. La ministre de la Femme et de l’Action sociale, Marie Angélique Selbe Diouf, était présente pour l’occasion.

Parmi les temps forts, le panel consacré à la dépigmentation a soulevé des débats nourris. Les échanges ont porté sur les enjeux de santé publique, l’estime de soi et la valorisation de la beauté naturelle africaine.

Le Réseau des femmes leaders autour de Thierno Amadou Ba (REFLET) a marqué cette édition en mobilisant dix exposantes issues de secteurs traditionnellement masculins ou stratégiques. Maimouna Ba, représentante du REFLET, a tiré un bilan positif de cette participation : « C’est dans le but de mettre en évidence l’entrepreneuriat féminin que nous avons tenu des panels et expositions trois jours durant. Le REFLET a eu dix exposantes notamment dans le BTP, le cadre juridique, le volet immobilier et voyage, ainsi que la transformation des fruits et céréales locales. »

Cette mobilisation intervient dans un contexte de revendications pour une plus grande représentation des femmes. Le vendredi 8 août, la ministre Marie Angélique Diouf avait plaidé pour un leadership accru des Africaines dans les instances de décision. Quelques semaines plus tôt, le 12 juin, une coalition de 100 organisations de la société civile, dont l’Association des juristes sénégalaises et le Réseau Siggil Jigeen, avait dénoncé la sous-représentation des femmes au sein du gouvernement Lô.

« Nous avons ainsi échangé sur la culture, le leadership féminin et l’appropriation des femmes du business », a ajouté Maimouna Ba, citée par Le Dakarois 221.

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