Journée de l’Afrique 2026 : Alioune Tine appelle à réparer les injustices héritées de l’esclavage et de la colonisation…

À l’occasion de la Journée de l’Afrique 2026, célébrée cette année sous le signe de la Décennie de l’Union africaine sur les réparations liées à l’esclavage et à la colonisation, Open Society Foundations, en partenariat avec AfrikaJom Center, TrustAfrica et la JCI Sénégal, a organisé ce samedi à Dakar un grand débat citoyen autour du thème : « Devoir de mémoire, justice et réparations : bâtir un avenir juste pour l’Afrique ». Alioune Tine a appelé à réparer les injustices subies par les pays victimes de l’esclavage, notamment sur le plan économique, mais aussi à renforcer la place de l’Afrique dans les grandes instances décisionnelles internationales comme la Banque mondiale, le FMI et le Conseil de sécurité des Nations unies.

La rencontre a réuni des acteurs de la société civile, des intellectuels, des jeunes ainsi que des diplomates afin de réfléchir aux conséquences actuelles de l’esclavage et de la colonisation sur le continent africain.

Prenant la parole, Désiré Assogbavi, conseiller Afrique de Open Society Foundations, a souligné que cette initiative vise à dépasser le simple devoir de mémoire afin d’engager une réflexion sur les réparations économiques, sociales et politiques réclamées par l’Afrique.

« Nous ne voulons pas rester dans l’émotion ou dans le passé, mais analyser les impacts encore visibles aujourd’hui et trouver des solutions concrètes », a-t-il déclaré.

Selon lui, plusieurs inégalités internationales trouvent leur origine dans un système mondial construit sans la participation de l’Afrique. Il a notamment cité les conditions d’accès aux financements internationaux, estimant que les pays africains continuent de subir des traitements défavorables au sein d’institutions comme le FMI ou la Banque mondiale.

De son côté, Alioune Tine, fondateur d’AfrikaJom Center, a rappelé que l’esclavage et la colonisation ont contribué à l’enrichissement de nombreuses puissances occidentales au détriment des peuples africains.

Il a dénoncé la persistance des inégalités dans l’exploitation des ressources naturelles africaines, notamment l’or, l’uranium et les terres rares, estimant que les pays du continent ne bénéficient toujours pas pleinement de leurs richesses.

Pour Alioune Tine, la question des réparations doit également passer par une réforme de la gouvernance mondiale. Il plaide ainsi pour une meilleure représentation de l’Afrique dans les grandes instances internationales, notamment au Conseil de sécurité des Nations unies, au FMI et à la Banque mondiale.

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