Dakar, vendredi – La ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Marie Angélique Mame Selbé Diouf, a plaidé pour un leadership accru des femmes africaines dans les processus de décision et de transformation du continent, rapporte l’APS. Elle s’exprimait à l’occasion de la Journée internationale de la femme africaine (JIFA) 2026, placée sous le thème « Leadership féminin et cohésion sous-régionale ».
Cet appel intervient dans un contexte de forte mobilisation pour la parité au Sénégal. Le 12 juin dernier, une coalition de 100 organisations de la société civile, dont l’Association des juristes sénégalaises et le Réseau Siggil Jigeen, a dénoncé la sous-représentation des femmes au sein du gouvernement Lô.
La question de la participation politique des femmes ne se limite pas aux postes électifs. En mai 2026, Fatoumata Gueye Ndiaye, présidente d’honneur de l’Association des juristes sénégalaises, plaidait pour une révision de la loi sur la parité afin de faciliter l’accès des femmes aux postes de nomination et aux hautes fonctions de décision. La législation en vigueur a certes permis des avancées dans les instances élues, mais elle n’impose pas la parité pour les postes stratégiques.
De son côté, Thérèse Diouf Faye, présidente du Réseau des femmes élues locales d’Afrique (REFELA), a récemment estimé que l’égalité réelle passe par le pouvoir économique des femmes. Selon elle, au moins 20 femmes dirigent ou sont élues à la tête de collectivités territoriales au Sénégal, mais cette présence ne garantit pas toujours une influence réelle sur les décisions.
Seules quatre femmes siègent actuellement au gouvernement sénégalais, composé de 30 ministres.
