Deux ressortissants sénégalais sont actuellement confrontés à la justice italienne dans le cadre de deux affaires distinctes. Le premier a été interpellé à Gênes dans une affaire présumée de trafic de cocaïne, tandis que le second est détenu à Crema, en Lombardie, dans le cadre d’une enquête pour meurtre.
Selon les informations rapportées par Les Échos, les faits concernant le premier mis en cause remontent au 27 août dernier, dans le quartier de Castelletto, à Gênes.
Âgé de 23 ans et déjà connu des services de police, le jeune homme aurait attiré l’attention des agents alors qu’il circulait avec un sac à dos. À la vue des policiers, il aurait tenté de prendre la fuite avant d’être rattrapé quelques mètres plus loin.
La fouille de son sac aurait permis aux enquêteurs de découvrir environ 1,2 kilogramme de cocaïne sous forme de pierre, conditionnée en douze emballages sous cellophane. Les policiers auraient également retrouvé 600 euros en espèces.
11 000 euros retrouvés à son domicile
La perquisition menée à son domicile aurait permis de mettre la main sur une somme supplémentaire de 11 000 euros en liquide, composée de billets de différentes coupures. Les enquêteurs soupçonneraient que cet argent soit lié à une activité illicite.
Lors de son interpellation, le Sénégalais aurait également opposé une résistance aux policiers. Une altercation au cours de l’intervention aurait fait un blessé parmi les agents de la Squadra Mobile. Le policier concerné aurait obtenu une incapacité de travail de 25 jours.
Le jeune homme est poursuivi pour détention de stupéfiants en vue du trafic, résistance ainsi que pour des faits de blessures aggravées à l’encontre d’un agent public. Il a été placé en détention à la prison de Marassi.
Un autre Sénégalais détenu pour meurtre à Crema
À plusieurs centaines de kilomètres de Gênes, une autre affaire concerne un ressortissant sénégalais à Crema, en Lombardie. P. M. Ndiaye est détenu depuis juillet dans le cadre de l’enquête sur la mort de Y. R. Abdelaziz, un jeune Égyptien de 19 ans, tué à l’arme blanche.
D’après Les Échos, parcouru par Senego, le Sénégalais aurait reconnu avoir porté les coups de couteau, tout en affirmant avoir agi en état de « légitime défense ». Il aurait expliqué aux enquêteurs avoir été agressé au préalable avec une chaîne de vélo et avoir reçu du spray au poivre.
Les deux dossiers, distincts, suivent désormais leur cours devant la justice italienne.
