L’Iran a réaffirmé vendredi sa disponibilité pour des discussions avec les États-Unis, tout en posant une ligne rouge sur le contenu de ces échanges, dans un contexte marqué par l’arrêt des contacts entre les deux pays après plusieurs semaines de guerre.
Selon les informations rapportées par Insider Paper, le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni Ejei, a déclaré dans une vidéo relayée par le site Mizan Online que Téhéran « n’a jamais fui les négociations », mais qu’il n’accepterait pas ce qu’il a qualifié d’« imposition » de politique sous la menace. Il a également affirmé que l’Iran ne souhaitait pas la guerre ni sa poursuite.
Le responsable iranien a toutefois ajouté que la République islamique n’était « absolument pas disposée à abandonner [ses] principes et [ses] valeurs face à cet ennemi malveillant » afin d’éviter la guerre ou d’empêcher sa prolongation. Il a aussi soutenu que les États-Unis n’avaient obtenu « rien » pendant le conflit et que Téhéran ne « reculerait pas » dans les négociations.
L’unique cycle de discussions entre l’Iran et les États-Unis s’est tenu sur fond de cessez-le-feu fragile après près de 40 jours de guerre, déclenchée le 28 février. Depuis, les pourparlers sont à l’arrêt. D’après Insider Paper, les États-Unis ont imposé un blocus naval sur les ports iraniens, tandis que l’Iran maintient en grande partie fermé le détroit d’Ormuz, ne laissant passer qu’un nombre limité de navires depuis le début du conflit.
Sur le front américain, le site Axios a rapporté jeudi que le président Donald Trump devait recevoir un briefing sur une éventuelle action militaire contre l’Iran de la part de l’amiral Brad Cooper, chef du Commandement central américain. Côté israélien, le ministre de la Défense Israel Katz a déclaré qu’il était « possible » qu’une nouvelle action contre l’Iran soit bientôt envisagée pour atteindre les objectifs de guerre.
Dans un message écrit publié jeudi, le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a affirmé que les États-Unis avaient subi une « défaite honteuse » durant la guerre. Il a ajouté que les Iraniens protégeraient leurs capacités nucléaires et balistiques, présentées comme faisant partie du « capital national » du pays.