Le président américain Donald Trump a émis un nouvel avertissement à l’encontre de l’Iran, menaçant de détruire des infrastructures civiles si un accord n’est pas trouvé et si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert. Cette déclaration, qui élargit la liste des cibles potentielles de Washington, suscite des réactions directes chez les spécialistes du droit international.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Donald Trump a affirmé que les États-Unis menaient des discussions avec un « nouveau régime plus raisonnable » à Téhéran. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le dirigeant américain a prévenu que si un accord n’était pas conclu rapidement et que le détroit d’Ormuz restait bloqué, l’armée américaine détruirait les centrales électriques, les puits de pétrole, l’île de Kharg, en y ajoutant explicitement toutes les usines de dessalement du pays.
Cette dernière précision vise directement l’approvisionnement en eau de millions d’habitants. Donald Trump avait initialement proféré des menaces contre le réseau électrique et les infrastructures énergétiques iraniennes le 21 mars, fixant un ultimatum de 48 heures pour la réouverture du détroit d’Ormuz, une échéance repoussée par la suite jusqu’au 6 avril. Bien que le président américain évoque de « grands progrès » dans les pourparlers, plusieurs responsables iraniens ont démenti toute négociation directe avec Washington, tout en reconnaissant la réception d’une proposition de cessez-le-feu en 15 points via des intermédiaires.
L’intégration des stations d’eau aux cibles militaires potentielles a fait réagir les experts juridiques interrogés par Al Jazeera. Le droit international, et plus particulièrement la Quatrième Convention de Genève, interdit formellement de faire des sites civils l’objet d’attaques. Yusra Suedi, professeure adjointe de droit international à l’Université de Manchester, qualifie cette menace de punition collective. Pour Raed Jarrar, directeur du plaidoyer au sein de l’organisation DAWN, menacer l’approvisionnement en eau d’une nation pour faire pression sur son gouvernement constitue une preuve publique d’intention criminelle.
Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte d’affrontements continus. À la suite de l’assassinat de plusieurs hauts responsables iraniens par les États-Unis et Israël, dont le Guide suprême Ali Khamenei — remplacé depuis par son fils Mojtaba —, les forces iraniennes poursuivent leurs opérations. Le Corps des gardiens de la révolution islamique maintient la fermeture du détroit d’Ormuz et continue ses tirs de missiles dans la région. Récemment, l’Iran a accusé Washington et Tel-Aviv d’avoir frappé une usine de dessalement sur l’île de Qeshm, tandis que des attaques iraniennes auraient endommagé des installations hydrauliques à Bahreïn et au Koweït.
Il est vraiment malade
Non que trump est désolant il pose que des crapuleux !
Non que trump est désolant il pose que des crapuleux !