La chute spectaculaire des investissements directs étrangers (IDE) au Sénégal, révélée par le rapport 2026 de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, s’explique avant tout par la fin de la phase de grands investissements dans les projets pétroliers et gaziers. C’est l’analyse du Dr Cheikh Ibrahima Daffé, économiste et enseignant-chercheur.
Selon l’expert, le recul des flux d’IDE, passés de 3,3 milliards de dollars en 2024 à seulement 37 millions de dollars en 2025, s’explique également par des facteurs liés à la perception du risque et aux réformes engagées par les autorités, notamment la renégociation de certains contrats et la reprise du contrôle de secteurs stratégiques par l’État.
L’économiste rappelle que les IDE jouent un rôle essentiel dans le financement de l’économie, la création d’emplois, le développement des exportations et la croissance. Leur baisse pourrait ainsi peser sur l’activité économique et limiter les opportunités d’emploi.
Pour relancer l’attractivité du Sénégal, le Dr Daffé sur la RTS préconise des politiques fiscales incitatives, un climat des affaires rassurant et une diversification des investissements vers des secteurs à fort potentiel comme l’agro-industrie, le tourisme et les mines, afin de réduire la dépendance aux hydrocarbures.
