La campagne hivernale contre le paludisme a été lancée au Sénégal en même temps que la Journée mondiale de lutte contre cette maladie. La cérémonie s’est tenue autour du thème : « Motiver pour éliminer le paludisme. Maintenant, nous pouvons. Maintenant, nous devons ».
Présidant la rencontre, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, a défendu une approche fondée sur la prévention et la promotion de la santé. Il a souligné que cette orientation nécessite la participation de plusieurs secteurs, notamment l’éducation et la culture.
À l’approche de l’hivernage, les pluies favorisent la formation de gîtes larvaires et peuvent entraîner une hausse de la transmission dans plusieurs régions. Les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes figurent parmi les personnes les plus exposées, a expliqué le ministre, comme le rapporte EnQuête+.
Ibrahima Sy a également cité plusieurs actions engagées : la distribution généralisée de moustiquaires imprégnées, l’élargissement de la chimioprévention aux enfants âgés de 3 à 120 mois dans les zones à forte transmission, ainsi que le renforcement du diagnostic rapide et de la prise en charge gratuite dans les structures sanitaires.
Cette stratégie s’inscrit dans un effort de ciblage accru des interventions. Le 4 mai 2026 à Dakar, le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a ouvert un atelier consacré à la sous-stratification et à la planification de la demande de financement GC8. Son coordonnateur, le professeur Aliou Thiongane, y a défendu la définition de scénarios d’intervention plus efficients, avec un cap clair : « Chaque franc mobilisé doit produire un impact mesurable ».
Le dispositif comprend aussi une surveillance épidémiologique reposant sur les communautés. Selon les données communiquées par le ministre, l’incidence nationale est passée de 22,8 cas pour 1 000 habitants en 2024 à 12,8 cas pour 1 000 habitants en 2025. La baisse renforce l’enjeu d’un déploiement des moyens au plus près des zones et des populations encore les plus exposées.
Les ministres de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, ainsi que ceux de la Communication et des Relations avec les Institutions, ont pris part à la rencontre aux côtés du ministre de la Santé.
