« Chaque franc mobilisé doit produire un impact mesurable » : le cap fixé par le PNLP

Le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a ouvert, lundi 4 mai 2026 à Dakar, un atelier de sous-stratification et de planification des interventions dans le cadre de la préparation de la demande de financement GC8. La rencontre, prévue jusqu’au 6 mai dans les locaux du programme, réunit des experts nationaux, des responsables du secteur de la santé ainsi que des partenaires techniques et financiers engagés dans l’élimination du paludisme au Sénégal.

D’après Sud Quotidien, cet atelier intervient à une étape jugée décisive du processus de formulation de la demande de financement pour le cycle GC8. Le coordonnateur du PNLP, le professeur Aliou Thiongane, a indiqué que la rencontre vise à « définir des scénarios d’intervention plus efficients, fondés sur l’analyse fine des données épidémiologiques et la rationalisation des ressources disponibles, afin de maximiser l’impact des investissements sur le terrain ».

Le PNLP précise que la sous-stratification doit permettre d’adapter les interventions aux réalités de chaque zone. Sont concernées, selon les éléments communiqués, la distribution de moustiquaires imprégnées, la pulvérisation intra-domiciliaire, la chimio-prévention ainsi que la prise en charge des cas. Le Pr Aliou Thiongane a aussi déclaré que « la lutte contre le paludisme exige aujourd’hui des choix stratégiques rigoureux, fondés sur l’évidence scientifique et une gestion responsable des ressources ».

Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, le responsable du programme a ajouté que l’objectif est de garantir que « chaque franc mobilisé dans le cadre du financement GC8 produise un impact mesurable sur la réduction de la morbidité et de la mortalité liées au paludisme », en cohérence avec l’objectif national d’élimination fixé à l’horizon 2030.

Les partenaires techniques et financiers ont, pour leur part, soutenu la démarche. Le représentant de l’Organisation mondiale de la Santé a rappelé que la sous-stratification constitue une approche essentielle pour renforcer l’efficacité de la réponse antipaludique, en alignant les interventions sur les profils de risque locaux et les données les plus récentes. REACH a mis l’accent sur l’usage stratégique des données et sur des interventions adaptées dans les zones de forte transmission. MACEPA a également réaffirmé son appui au processus, en insistant sur une planification alignée sur les capacités opérationnelles et budgétaires du pays.

A l’issue des travaux, le PNLP et ses partenaires veulent disposer d’orientations stratégiques claires et consensuelles pour finaliser une demande de financement GC8 annoncée comme robuste, cohérente et orientée vers les résultats pour les populations les plus exposées au paludisme au Sénégal.

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